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Les pourparlers de paix pour le Soudan du Sud se mettent en branle en Éthiopie

01/01/2014 11:36 EST | Actualisé 03/03/2014 05:12 EST

Alors que les négociateurs des deux factions opposées du Soudan du Sud doivent arriver en Éthiopie mercredi soir pour amorcer des pourparlers de paix, les combats se poursuivaient toujours sur le terrain.

Les affrontements faisaient encore rage mercredi à Bor, une ville stratégique située à environ 120 kilomètres de la capitale, Djouba, a indiqué un représentant du gouvernement.

Bor est au centre des violences interethniques entre les camps de l'ancien vice-président Riek Machar, qui appartient à l'ethnie Nuer, et le président Salva Kiir, qui est membre de l'ethnie Dinka.

Plus de 1000 personnes ont perdu la vie dans les combats, selon une estimation des Nations unies.

Riek Machar a prévenu mardi qu'il déploierait les troupes qui lui sont fidèles à Djouba, mais cette menace a été minimisée par la représentante spéciale de l'ONU pour le Soudan du Sud, Hilde Johnson.

Elle a affirmé qu'à l'heure actuelle, il valait mieux prendre ce type de déclaration «avec un grain de sel».

Les troupes pro-Machar stationnées à Bor semblaient adopter des positions défensives, a indiqué Mme Johnson. À ce jour, les affrontements dans cette ville ont forcé environ 60 000 personnes à fuir leur domicile.

«En ce 1er janvier, le pays est à la croisée des chemins, mais il peut toujours être sauvé d'une escalade de violence majeure», a déclaré la diplomate, qui a exhorté Riek Machar et Salva Kiir à tirer profit des discussions pour négocier un accord de paix.

La Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS) a exprimé mardi par voie de communiqué sa «grave préoccupation devant l'accumulation de preuves de violations des droits de l'homme» au Soudan du Sud, dont «des exécutions extrajudiciaires de civils et de soldats capturés, des déplacements massifs de populations et des détentions arbitraires».

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