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Syrie: les invitations à "Genève-2" toujours pas transmises (journal)

31/12/2013 07:01 EST | Actualisé 02/03/2014 05:12 EST

Les invitations à la conférence de paix sur la Syrie prévue en janvier n'ont toujours pas été transmises en raison d'un retard dans la formation de la délégation de l'opposition, a affirmé mardi un journal proche du régime.

"Selon une source au ministère des Affaires étrangères, les invitations à la conférence de +Genève-2+ n'ont pas été transmises comme prévu le 28 décembre", rapporte Al-Watan.

Citant la même source, le quotidien précise que le retard était dû "au piétinement dans la formation de la délégation de l'opposition", qui devait intervenir avant le 27 décembre.

Le régime "a déjà envoyé les noms des membres de sa délégation, qui sera présidée par le ministre des Affaires étrangères, Walid Mouallem", selon cette source.

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a annoncé la semaine dernière que les invitations à la conférence, qui doit s'ouvrir à Montreux le 22 janvier, allaient être transmises avant la fin de l'année.

La conférence, plusieurs fois reportée, a été baptisée "Genève-2" car elle était supposée se tenir dans cette ville où un premier accord avait été conclu en 2012 pour tenter de trouver une issue au conflit qui dévaste la Syrie depuis plus de deux ans et demi.

La Coalition nationale de l'opposition syrienne n'a pas encore annoncé sa délégation et a récemment menacé de boycotter la conférence si le régime continuait de bombarder la métropole septentrionale d'Alep et sa province.

Cette campagne aérienne lancée le 15 décembre et visant les régions rebelles a fait plus de 500 morts en deux semaines, selon une ONG syrienne.

L'opposition martèle que la période de transition doit exclure le président Bachar al-Assad, tandis que le régime soutient que l'avenir du chef de l'Etat ne doit pas être à l'ordre du jour à "Genève-2".

L'autre pierre d'achoppement reste la participation de pays comme l'Iran, principal allié régional du régime d'Assad et dont l'opposition refuse la participation à la conférence.

Plus de 126.000 personnes ont été tuées depuis mars 2011, lorsqu'une révolte au départ pacifique réclamant des réformes démocratiques s'est militarisée après avoir été réprimée dans le sang par le régime.

rim/ram/feb

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