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RDC: reprise des activités à Kinshasa au lendemain des attaques (AFP)

31/12/2013 04:55 EST | Actualisé 01/03/2014 05:12 EST

Les activités reprenaient progressivement mardi à Kinshasa au lendemain des attaques simultanées qui ont visé l'aéroport international, l'état-major général et la télévision publique, ont constaté des journalistes de l'AFP.

La circulation avait repris mardi matin dans le centre des affaires, où des commerces rouvraient timidement, a constaté une journaliste de l'AFP.

Après la panique, des habitants racontent leur ressenti des événements.

"J'ai vraiment eu peur hier! J'ai entendu des tirs d'arme lourde alors que j'étais au marché avec mes deux petites filles... On a fui!", raconte Chantal, une femme de ménage, en riant.

"J'étais à la maison et mon fils avait de la fièvre. En route pour l'hôpital, j'ai vu beaucoup de gens courir vite, vite. (...) On n'avait pas le courant, c'est à 22H00 (21H00 GMT) que j'ai vu (le porte-parole du gouvernement) Lambert Mende expliquer ce qui s'est passé...", commente une autre habitante.

Le ministre de la Défense, Alexandre Luba Ntambo, a annoncé lundi après-midi que la situation était "totalement" sous le contrôle de l'armée, et a appelé la population à vaquer à ses occupations. Mais des habitants, ont préféré jouer la prudence.

"Je ne suis pas encore allée travailler: à Kinshasa on ne sait jamais, il ne faut pas se précipiter pour sortir. J'ai deux autres amis qui ont aussi retardé l'heure où ils vont travailler d'habitude", confie Nina.

Du côté de l'aéroport, où les compagnies aériennes ont suspendu leurs vols nationaux et internationaux, la circulation et le commerce reprenaient également, selon un journaliste de l'AFP.

Sur la Radio-Télévision Nationale Congolaise (RTNC), la diffusion traditionnelle des programmes restait altérée. La veille déjà, la chaîne avait largement diffusé des programmes de la RTNC2. Le signal avait été coupé lors de l'intrusion d'assaillants ayant pris en otage des journalistes.

Lundi matin, peu après la prise d'otages, des tirs ont résonné à l'aéroport international de Ndjili et à l'état-major général à Kinshasa. A Lubumbashi et Kolwezi (sud-est), des tirs ont aussi été entendus, et à Kindu (est) l'aéroport a été ciblé.

Le gouvernement avait donné lundi soir un bilan provisoire de plus de 70 assaillants tués.

Une partie des assaillants à Kinshasa se sont clairement réclamés du pasteur Joseph Mukungubila Mutombo, candidat à la présidentielle de 2006, remportée par l'actuel chef de l'Etat, Joseph Kabila.

Les deux hommes sont originaires de la riche province du Katanga, dont Lubumbashi est la capitale, et où se trouvait lundi le président.

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