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RDC: la Mission de l'ONU condamne "avec la plus grande fermeté" les attaques (Monusco)

31/12/2013 01:54 EST | Actualisé 02/03/2014 05:12 EST

La Mission de l'ONU pour la stabilisation de la République Démocratique du Congo (Monusco) a fermement condamné mardi les attaques qui ont principalement ciblé la veille Kinshasa et Lubumbashi, la deuxième ville du pays.

Le chef de la Monusco, Martin Kobler, "condamne avec la plus grande fermeté les attaques simultanées, indiscriminées et inacceptables perpétrées par des hommes armés, contre les sites stratégiques de la République démocratique du Congo", indique la Mission dans un communiqué.

Lundi matin à Kinshasa, peu après une prise d'otages à la télévision publique (RTNC), des tirs ont résonné à l'aéroport international de Ndjili et à l'état-major général. A Lubumbashi et à Kolwezi (sud-est), des tirs ont aussi été entendus et à Kindu (est) l'aéroport a été ciblé.

Des preneurs d'otages à la RTNC se sont clairement réclamés du pasteur Mukungubila Mutombo, qui a été candidat à la présidentielle de 2006 remportée par M. Kabila. Les deux hommes sont originaires de la province minière (coltan, cuivre...) du Katanga, dont Lubumbashi est la capitale.

Les adeptes du pasteur ont réfuté la version officielle des faits, déclarant que des forces armées "ont attaqué (lundi matin) la résidence du prophète Mukungubila à Lubumbashi" et que c'est suite à cette attaque que "les frères se trouvant dans d'autres villes se sont soulevés pour protester".

Le gouvernement a annoncé mardi que l'"offensive terroriste" a fait "103 morts, dont 95 terroristes assaillants et 8 éléments" de l'armée, et que plus de 150 assaillants avaient été capturés. Contacté mardi au téléphone par l'AFP, le pasteur Mukungubila a évoqué un "massacre" contre des civils "non armés".

Dans son coommuniqué, la "Monusco invite les autorités congolaises à faire, au plus vite, la lumière sur ces incidents regrettables, tout en réitérant son souhait de voir mettre un terme aux agressions dont sont victimes les populations civiles, dans le respect de l'ordre constitutionnel et de la loi".

hab/sba

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