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Le pétrole ouvre en baisse à New York face à un marché bien approvisionné

31/12/2013 09:47 EST | Actualisé 02/03/2014 05:12 EST

Les cours du pétrole coté à New York reculaient mardi à l'ouverture dans un marché aux faibles volumes et s'ajustant à l'idée d'une offre toujours plus abondante aux Etats-Unis.

Vers 14H15 GMT sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en février cédait 99 cents et s'échangeait à 98,30 dollars.

"Après avoir testé la barre des 100 dollars vendredi, on va probablement terminer l'année sur une légère tendance à la baisse et c'est logique", estimait Phil Flynn de Price Futures Group.

"On a eu une année assez historique sur le marché pétrolier avec une production à son plus haut depuis plus de vingt ans", justifiait-il.

Grâce à l'exploitation des ressources d'hydrocarbures non conventionnels, les États-Unis pompent de plus en plus de brut: en novembre, la production a atteint en moyenne 8 millions de barils par jour, un record depuis fin 1988.

Pour Phil Flynn, "le marché s'avance vers la nouvelle année en s'ajustant à cette nouvelle réalité".

Le WTI était aussi pénalisé par le déraillement d'un train transportant du pétrole brut dans le Dakota du Nord (nord des États-Unis).

Cet accident "pourrait embraser le débat sur l'impact environnemental du boom du pétrole de schiste, ce qui pourrait occasionner des coûts supplémentaires pour le secteur", jugeaient les analystes de JBC Market.

Les acteurs du marché pétrolier surveillaient également l'évolution de la situation en Libye et au Soudan du Sud.

Selon un responsable de la Compagnie nationale libyenne de pétrole (NOC), l'exploitation des champs pétroliers de Msala et Sarir, dans le sud du pays, à l'arrêt depuis plusieurs mois en raison de la fermeture du terminal pétrolier d'al-Harriga (est), a repris dimanche.

Ce port, par lequel transitent habituellement 110.000 barils par jour, devrait reprendre prochainement ses opérations à la suite d'une médiation de tribus de la région, a ajouté le porte-parole de la NOC.

Parallèlement au Soudan du Sud, déchiré depuis le 15 décembre par d'intenses combats alimentés par une rivalité entre le président Salva Kiir et son ex-vice président Riek Machar, la production pétrolière du Soudan du Sud a reculé d'au moins 15% en deux semaines de combats, selon des sources industrielles.

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