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Colombie : nouveau recours du maire de Bogota contre sa destitution

31/12/2013 03:00 EST | Actualisé 02/03/2014 05:12 EST

Symbole de la gauche en Colombie, le maire de Bogota, Gustavo Petro, a déposé un nouveau recours contre sa destitution controversée, cette fois directement auprès de l'instance qui l'a prononcée début décembre, a annoncé mardi son avocat à l'AFP.

Ex-guérillero de 53 ans reconverti en politique, M. Petro a été démis de ses fonctions et déclaré inéligible pendant 15 ans à la suite d'une passation de marché jugée irrégulière par la "Procuradoria general", un organisme public chargé du contrôle des fonctionnaires mais distinct du parquet.

L'élu de la capitale colombienne a déposé un recours devant cet organisme afin de "réclamer la rectification de cette décision", a indiqué son avocat, Luis Eduardo Parra. Ce dernier a affirmé qu'il n'y avait "aucune preuve" d'un acte illégal de la part du maire.

La destitution du maire de cette ville de 7 millions d'habitants, poste considéré comme le plus important après celui de président de la République, ne sera effective qu'une fois épuisées les voies de recours.

M. Petro a déjà déposé un précédent recours contre cette décision devant un tribunal administratif et plaidé sa cause auprès de la Cour interémaricaine des droits de l'Homme (CIDH), se disant victime d'un complot politique.

Suite à l'émotion suscitée par la destitution du maire, qui a provoqué de nombreuses manifestations dans la capitale, le parquet a également ouvert une enquête afin de déterminer si la sanction ne résulte pas d'un abus de pouvoir.

Ancien membre de la guérilla urbaine du M-19 (Mouvement du 19 avril), dissoute en 1990, le maire affirme pour sa part que ses adversaires cherchent à travers lui à "saboter" l'actuel processus de paix avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes), la principale rébellion du pays.

Au cas où sa destitution serait finalement annulée, M. Petro devra affronter une autre épreuve: un référendum posant la question de son maintien au pouvoir. La loi autorise ce type de référendum dès lors qu'un nombre suffisant de signatures a été réuni par des électeurs.

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