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Volgograd, ex-Stalingrad et symbole de la défaite nazie

30/12/2013 05:53 EST | Actualisé 01/03/2014 05:12 EST

Ancienne Stalingrad, Volgograd, touchée par deux attentats suicide, reste pour de nombreux Russes le symbole de la victoire de leur pays sur l'Allemagne nazie, obtenue au terme de l'une des batailles les plus meurtrières de la Seconde guerre mondiale.

GEOGRAPHIE. Volgograd, qui s'étend sur la rive droit de la Volga, se situe à environ 1.000 kilomètres au sud de Moscou, mais aussi à la même distance de Sotchi, la station balnéaire aux pieds du Caucase où seront organisés les jeux Olympiques à partir du 7 février. La population de cette ville d'industrielle, avec d'importantes usines métallurgiques et militaires, est d'un million d'habitants.

NOMS SUCCESSIFS. La ville de Tsarytsine à l'époque impériale a été renommée Stalingrad en 1925 avec l'arrivée au pouvoir du dirigeant soviétique Joseph Staline. Elle est devenue Volgograd, en 1961, au cours de la déstalinisation entamée par Nikita Khrouchtchev.

LA BATAILLE DE STALINGRAD. Avec jusqu'à deux millions de morts tous camps confondus, selon des chiffres officiels russes, elle est l'une des plus meurtrières de l'histoire et souvent considérée comme le tournant de la Seconde guerre mondiale.

Engagée en juillet 1942, elle a duré jusqu'au 2 février 1943. Les troupes du maréchal allemand Friedrich von Paulus capitulent alors, encerclées par l'Armée rouge au terme d'une bataille acharnée dans cette ville, point de passage essentiel vers le Caucase et ses riches ressources en pétrole.

Rasée par des bombardements aériens allemands, Stalingrad est ensuite, pendant plus de six mois, le théâtre de combats de rue d'une violence inouïe, opposant les troupes nazies aux soldats et civils soviétiques, auxquels Staline avait ordonné peu avant "Pas un pas en arrière!". Pendant cette période, les combattants doivent aussi lutter contre d'autres ennemis redoutables, l'hiver russe et la famine.

La reddition allemande est la première de l'armée nazie depuis le début de la guerre, et changera le cours du conflit aussi bien sur le plan stratégique que psychologique en Union soviétique, démoralisée jusque-là par plusieurs défaites cuisantes.

Un mémorial comprenant notamment la Statue de la Mère-Patrie, haute d'environ 85 mètres, qui représente une femme brandissant une épée, a été construit en hommage à cette bataille.

L'an dernier, une pétition réclamant le retour du nom de Stalingrad a été signée par 50.000 personnes. Les autorités de la ville ont voté en janvier dernier un texte aux ermes duquel la ville retrouve son ancien nom pendant six journées par an, dont le 2 février et le 9 mai, date à laquelle la fin de la guerre est commémorée en Russie.

bur-gmo/bfi/jh

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