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Érik Guay a retrouvé sa constance, est confiant pour les JO de Sotchi

30/12/2013 06:24 EST | Actualisé 01/03/2014 05:12 EST

MONTRÉAL - Après avoir obtenu deux podiums en autant de semaines sur le circuit de la Coupe du monde de ski alpin et avoir réécrit le livre des records canadien avec un 21e podium en carrière, Érik Guay est plus confiant que jamais de décrocher une première médaille olympique aux Jeux d'hiver de Sotchi.

L'athlète de Mont-Tremblant a déclaré que ses attentes sont élevées depuis qu'il a retrouvé sa constance lors des récentes épreuves de la Coupe du monde de ski alpin disputées en Europe, et s'est dit très confiant à moins de sept semaines des Jeux de Sotchi. Ses récents succès ne sont pas étrangers au fait qu'il soit enfin en pleine santé, après avoir été ennuyé par des blessures aux genoux et au dos.

«Je n'avais pas beaucoup skié (à cause de ma blessure à un genou), alors je savais qu'il fallait que je retrouve un peu de constance, a-t-il expliqué. La vitesse était là, surtout pendant les manches d'entraînement, mais depuis que je suis retourné en Europe on dirait que ça c'est replacé.

«Les manches d'entraînement et les courses se déroulent super bien dernièrement, et donc j'espère que ça va continuer de même.»

Le Québécois a triomphé le 21 décembre lors de la descente de Val Gardena, en Italie, avant d'obtenir la médaille de bronze le 29 en descente à Bormio, en Italie. Ce 21e podium en carrière lui a permis du même coup de surpasser le record canadien pour le plus grand nombre de podiums sur le circuit de la Coupe du monde, établi par Steve Podborski il y a 30 ans.

«(Hier) ç'a été une belle journée, un beau moment, même si ça faisait quelques temps que je pensais à ça, a reconnu Guay, le sourire aux lèvres. Que j'aie finalement réussi à le dépasser, c'est vraiment spécial.»

Le champion du monde en descente en 2011 compte profiter au maximum du momentum des dernières semaines pour réaliser une bonne performance en Russie. Il a toutefois admis se méfier du parcours olympique de Sotchi, sur lequel il s'était contenté du 20e échelon lors de l'épreuve-test de descente présentée il y a deux ans.

«C'est une belle piste, mais c'est quand même assez étroit — ça ressemble plus à un super-G. J'avais eu de belles manches d'entraînement, mais la course n'avait pas été idéale, s'est-il souvenu. Ça pourrait néanmoins être une piste qui pourrait me convenir.»

La dernière médaille canadienne en ski alpin masculin aux Jeux olympiques a été remportée par Ed Podivinsky. Ce dernier avait décroché le bronze en descente à Lillehammer, en 1994.

Guay a souvent eu le coeur brisé lors des Jeux olympiques. Il avait notamment manqué le podium par 0,03 seconde en super-G aux JO de Vancouver en 2010, se contentant finalement du cinquième rang — le même résultat qu'en descente. Il avait également été repoussé au pied du podium, avec une décevante quatrième place en super-G aux JO de Turin en 2006. Cette disette pourrait toutefois arriver à terme en février, de l'avis du principal intéressé.

«Je trouve ça 'cool', car pour la première fois je vais pouvoir rentrer aux Jeux olympiques avec de vraies chances de podium, a mentionné Guay. À Vancouver et Turin, j'en avais aussi, mais j'étais plutôt le négligé. Je suis présentement deuxième au monde et, même si mes chances sont moins bonnes que celles d'Aksel Lund Svindal, je ne serai pas loin.»

Le skieur âgé de 32 ans profitera maintenant des vacances du temps des fêtes en compagnie de sa femme et de ses deux filles jusqu'au 9 janvier, avant de fourbir ses armes en prévision des Jeux de Sotchi en disputant quelques épreuves supplémentaires de la Coupe du monde — celles de Wengen, Kitzbühel et Garmisch-Partenkirchen.

La sécurité, un enjeu aux JO

D'autre part, Guay a souligné qu'il n'était pas préoccupé par la sécurité à Sotchi, en dépit de l'attentat-suicide survenu lundi dans un autobus à Volgograd, dans le sud de la Russie, qui a fait au moins 14 morts. Il s'agissait de la deuxième attaque à survenir en autant de jours dans la ville, qui se trouve à 650 kilomètres du site des JO.

Un point de vue partagé par le président du Comité olympique canadien (COC), Marcel Aubut, qui s'est fait rassurant en fin de soirée lundi.

«Nous avons pleinement confiance en la capacité du Comité d'organisation de Sotchi 2014 de veiller à ce que les niveaux de sécurité adéquats soient en place aux Jeux olympiques, pouvait-on lire dans un communiqué émis par le COC. Nous croyons aussi en leur capacité de travailler en collaboration avec les autres gouvernements et comités nationaux olympiques pour faire en sorte que toutes les mesures nécessaires soient prévues.»

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