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RDC: suspension des vols nationaux et internationaux à l'aéroport de Ndjili (agences)

30/12/2013 11:48 EST | Actualisé 01/03/2014 05:12 EST

Toutes les compagnies aériennes ont suspendu leurs vols nationaux et internationaux depuis l'aéroport international de Ndjili, à Kinshasa, après les tirs de la matinée qui ont fait au moins 24 morts, a-t-on appris auprès de deux agences de voyages qui gèrent les vols.

Les agences Immoaf et Congo Travel Services ont précisé que leur décision était liée à "l'insécurité" dans la zone de l'aéroport, où des assaillants ont fait irruption dans la matinée, provoquant une intervention des forces de sécurité qui a fait au moins 24 morts, tous habillés en civil, selon le journaliste de l'AFP.

Cette annonce intervient alors qu'en fin de journée, un bandeau déroulant sur la télévision publique indiquait que l'aéroport de Ndjili, "momentanément fermé cet avant-midi", était désormais "réouvert aux vols nationaux et internationaux".

Dans l'après-midi, un journaliste de l'AFP avait constaté que des corps gisaient encore sur le tarmac et la route principale de l'aéroport. Depuis les tirs, aucun avion n'a décollé ou atterri à Ndjili, et plusieurs bureaux sont restés fermés, selon ce journaliste.

En fin d'après-midi, la circulation revenait doucement à la normale sur la route de l'aéroport, où les activités reprenaient également, mais aucun passager n'était visible, selon le journaliste de l'AFP.

Dans la matinée, des attaques simultanées ont frappé Kinshasa à plusieurs lieux stratégiques, dont l'aéroport, l'état-major-général et la Radio-Télévision Nationale Congolaise (RTNC), la télévision publique. Le premier bilan officiel faisait état de 40 morts.

Une partie des assaillants se sont réclamés du pasteur Joseph Mukungubila Mutombo, candidat à la présidentielle de 2006, remportée par l'actuel chef de l'Etat, Joseph Kabila. Les deux hommes sont originaires de la riche province du Katanga (sud-est), où se trouve actuellement le chef de l'Etat.

A Lubumbashi, capitale du Katanga, des tirs ont également été entendus lundi matin. Selon un défenseur des droits de l'Homme, ces tirs étaient localisés aux abords de la résidence du pasteur Mukungubila Mutombo.

str-hab/sba

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