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Piratage d'un câble sous-marin par la NSA: Orange va se constituer partie civile

30/12/2013 09:41 EST | Actualisé 01/03/2014 05:12 EST

L'opérateur de télécommunications français Orange a annoncé lundi qu'il allait se constituer partie civile dans l'affaire du piratage par l'agence américaine de renseignements NSA d'un important câble sous-marin qu'il utilise aux côtés de 15 autres sociétés.

Edward Snowden, ancien consultant de la NSA, a une nouvelle fois frappé avec de nouvelles révélations relayées par le magazine allemand Der Spiegel: selon lui, une division spéciale de l'agence a piraté le réseau informatique d'un consortium de sociétés utilisant le câble sous-marin de télécommunications Sea-Me-We 4.

Ce câble en fibre optique relie l'Asie et l'Océanie à l'Europe en passant par le Moyen-Orient et ce jusqu'à Marseille, où il est relié au réseau Orange.

Selon Der Spiegel, la NSA a piraté en février 2013 le réseau informatique de ces 16 sociétés (dont Orange) en introduisant un virus lui permettant de récupérer des informations concernant les flux de données - tels le lieu, la date ou les personnes participant à une conversation donnée.

"Orange n'a aucune implication dans de telles manoeuvres, effectuées entièrement à son insu et qui concernent a priori des équipements (câble SMW4) dont elle est usager et non gestionnaire", a indiqué l'opérateur dans une déclaration transmise à l'AFP.

"Si piratage il y a eu, cela n'a pas pu se faire via le réseau d'Orange, qui n'a connu aucune attaque de ce type", affirme-t-il.

L'opérateur "se réserve toutefois toutes les possibilités d'action légale dans l'hypothèse où des données Orange transportées par le câble en question auraient fait l'objet d'une tentative d'interception et va notamment se constituer dans les prochains jours partie civile", annonce-t-il.

Orange "rappelle son attachement à la protection du secret des correspondances, qui ne peut être levé que dans des conditions clairement définies et limitées par la loi; aucune institution ni aucun Etat ne peut s'affranchir de ce respect", selon la déclaration.

Depuis plusieurs mois, les révélations d'Edward Snowden ont levé le voile sur l'ampleur de Prism, programme américain d'espionnage tous azimuts visant plusieurs pays européens, les institutions de l'UE ou même le système de vidéo-conférence interne de l'ONU.

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