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Libye: reprise de l'exploitation de deux puits pétroliers dans le sud (compagnie)

30/12/2013 03:39 EST | Actualisé 01/03/2014 05:12 EST

L'exploitation des champs pétroliers de Msala et Sarir, dans le sud de la Libye, à l'arrêt depuis plusieurs mois en raison de la fermeture du terminal pétrolier d'al-Harriga (est), a repris dimanche, a indiqué lundi un responsable de la Compagnie nationale libyenne de pétrole (NOC).

"Les puits de Msala et de Sarir ont repris dimanche leur exploitation pour alimenter les raffineries de Srir et Tobrouk", a déclaré à l'AFP Mohamed al-Harairi.

Le port pétrolier d'al-Harriga est fermé depuis plusieurs mois en raison d'un mouvement lancé par des protestataires en conflit avec le gouvernement pour des considérations politiques et salariales.

Ce port, par lequel transitent habituellement 110.000 barils par jour, devrait reprendre prochainement ses opérations à la suite d'une médiation de tribus de la région, a ajouté le porte-parole de la NOC.

Selon M. al-Harairi, les deux puits alimentent les deux raffineries de Sarir et Tobrouk (30.000 barils par jour), qui ont elles aussi rouvert après une semaine de fermeture en raison d'un mouvement de protestation. Leur production est ensuite exportée via le port d'al-Harriga.

Selon un communiqué publié dimanche par l'Arabian Gulf Oil Company (Agoco), une filiale de la NOC, la reprise de l'exploitation des champs de Sarir et Msala a été rendue possible par la médiation de dignitaires tribaux qui ont mis fin aux sit-in de diplômés au chômage réclamant leur recrutement dans le secteur pétrolier.

Mais la plupart des terminaux pétroliers dans l'est du pays sont toujours fermés en raison d'autres mouvements de mobilisation, et des négociations de la dernière chance ont été annoncées mercredi par le Premier ministre Ali Zeidan.

Des protestataires armés bloquent depuis fin juillet les principaux terminaux pétroliers dans l'Est libyen. Cette action a provoqué une chute de la production de pétrole à 250.000 barils/jour, contre près de 1,5 million b/j avant le début de ce mouvement.

Le chef des gardes qui bloquent ces installations pour réclamer l'autonomie de la Cyrénaïque avait décidé le 15 décembre de maintenir le blocage en raison de la non satisfaction par le gouvernement de trois conditions, dont l'attribution à leur région d'une part des revenus pétroliers.

Le mouvement de protestation dans l'est du pays avait coûté au pays début décembre 9 milliards de dollars depuis le début du mouvement en juillet, selon le ministre du pétrole, Abdelbari al-Aroussi. Principale ressource du pays, le pétrole représente plus de 80% des revenus de l'Etat.

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