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Le président nigérian pressé d'engager les pourpalers sur l'avenir du pays

30/12/2013 01:37 EST | Actualisé 01/03/2014 05:12 EST

Le président nigérian Goodluck Jonathan a été exhorté lundi d'entamer des pourparlers sur l'avenir du Nigeria, le pays se préparant à célébrer le centenaire de la réunification du nord et du sud.

Selon le Mouvement pour un Nigeria nouveau(MNN), représentant les différentes ethnies présentes dans le pays, un dialogue national est le seul moyen de résoudre les problèmes qui secouent pays.

Le président nigérian fait face à une crise politique après le départ de plusieurs hauts responsables membres de son parti, le Parti démocratique populaire (PDP) déchiré par des luttes intestines, et la perte de la majorité au Parlement.

M. Jonathan est notamment accusé de ne pas avoir respecté la règle selon laquelle la présidence doit tour à tour être détenue par un candidat musulman issu du nord, puis un candidat chrétien du sud.

Goodluck Jonathan est un chrétien originaire du sud du pays. La prochaine élection présidentielle doit avoir lieu en 2015.

Lors d'une conférence de presse à Lagos, le chef du MNN, Timi Ogoriba, a averti que ce serait une "catastrophe monumentale" si le président ne respectait pas sa promesse et annulait les pourparlers.

Le Nigeria est en proie à de nombreux problèmes : une corruption endémique, la question du partage des immenses richesses pétrolières, une insurrection islamiste sanglante et de vieux différends ethniques, sectaires et religieux.

En octobre, le président nigérian a mis en place un comité chargé d'étudier la façon de désigner des représentants et promis qu'il commencerait à écouter les doléances de chacun début 2014.

Les pourparlers doivent se tenir à la veille du 100e anniversaire du rapprochement du nord et du sud par les anciens colons britanniques.

Les premiers accords, essentiellement commerciaux, qui avaient conduit à l'indépendance en 1960, sont restés controversés à cause des différends historiques qui divisent le pays le plus peuplé d'Afrique.

Selon Timi Ogoriba, l'instauration d'un dialogue national, rejeté par les opposants au gouvernement, est vitale pour permettre à M. Jonathan de "rebâtir les fondations du Nigeria en train de sombrer."

Selon lui, l'accord initial de 1914 et le régime militaire au pouvoir jusqu'en 1999 sont à l'origine des problèmes rencontrés aujourd'hui par le pays.

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