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Les funérailles de Vito Rizzuto ont été célébrées dans la Petite Italie (VIDÉO)

30/12/2013 07:14 EST | Actualisé 01/03/2014 05:12 EST

Des centaines de personnes ont assisté aux funérailles du parrain de la mafia montréalaise, Vito Rizzuto, lundi après-midi, à l'église Notre-Dame-de-la-Défense, dans La Petite-Italie.

Plusieurs curieux ont fait le pied de grue à l'extérieur de l'église pour voir l'imposant cortège funèbre arrivé à l'église vers 12 h 30. À sa tête, deux voitures transportaient la madone et d'immenses gerbes de fleurs, dont une formant le mot « nonno », qui signifie grand-père en italien. Dans les appartements autours, les caméras des policiers étaient à peine dissimulées.

Des porteurs ont vite sorti le cercueil de Vito Rizzuto du corbillard pour le transporter dans l'église. Celle-là même où ont été célébrées les obsèques de son fils et son père, Nick et Nicolo, assassinés en 2009 et 2010. Vito Rizzuto est mort le 23 décembre des suites de problèmes pulmonaires, à l'âge de 67 ans.

À la fin de la cérémonie, qui a duré une heure, les cloches ont sonné et le cercueil est ressorti, suivi de la foule. Personne n'a voulu parler aux journalistes. Plusieurs portaient des lunettes de soleil, des chapeaux bien calés, des cols de manteau remonté au maximum pour éviter d'être reconnu.

La dépouille de Vito Rizzuto a ensuite été transportée au cimetière Le repos Saint-François d'Assise, dans l'arrondissement Saint-Léonard.

Qui prendra la relève?

En plus de la famille et des amis du parrain, de nombreux policiers étaient présents lundi pour mettre à jour leur banque de photos et tenter de comprendre qui compose maintenant le clan Rizzuto, selon l'ex-enquêteur la Sûreté du Québec Michel Martin. En plus des membres du Servce de police de Montréal, se trouvaient des enquêteurs de la SQ, de la GRC et des collègues de l'Ontario.

Pour éviter d'être repérés, plusieurs hommes d'affaires auraient envoyé leur femme à leur place pour rendre hommage à Vito Rizzuto, indique le spécialiste de la mafia montréalaise André Cédilot.

Selon lui, les rênes de la mafia montréalaise seront prises de façon intérimaire. « Étant donné que Vito Rizutto savait qu'il était malade, on peut penser qu'il a désigné quelqu'un pour prendre sa relève de façon temporaire, en entendant que quelqu'un ressorte du lot et prenne en charge officiellement la mafia montréalaise », dit-il.

Nos journalistes étaient sur place :

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Un service funéraire couru

Dimanche, la famille et les proches de Vito Rizzuto ont été nombreux à venir le saluer pour une dernière fois au complexe Loreto dans l'arrondissement de Saint-Léonard. La plupart des visiteurs ont préféré emprunter la porte de derrière, plus discrète. Leurs entrées et sorties étaient néanmoins suivies de près par la police. Outre des agents du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), des experts en renseignements criminels de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et d'Interpol surveillaient aussi les lieux.

L'ancien enquêteur de la Sûreté du Québec Michel Martin assure que les caméras et la présence des policiers n'ont pas empêché les proches de se rendre au complexe funéraire. « C'est un peu le jeu du chat et de la souris. Certains vont marcher la tête baissée ou rentrer à l'arrière », explique-t-il. Le type de voiture est un autre élément sur lequel les policiers portent leur attention.

En 2010, lors des funérailles de Nick Rizzuto, le fils de Vito, les policiers ne s'étaient pas cachés pour filmer et photographier ceux qui entraient dans le salon funéraire.

L'identité des visiteurs n'est pas la seule raison de la présence policière. Ils ont aussi un rôle de « prévention », qui permet d'assurer le bon déroulement de la journée. « Il y a toujours un risque, aussi minime soit-il.Une personne mal intentionnée pourrait profiter de la présence de certaines personnes au salon », indique M. Martin.

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Ils sont décédés en 2013