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Seize personnes, dont huit soldats, tués par des attentats en Irak

29/12/2013 01:15 EST | Actualisé 28/02/2014 05:12 EST

Des attaques prenant principalement pour cible les forces de sécurité ont fait seize morts en Irak dimanche, dont trois haut-gradés, ont indiqué des responsables des services médicaux et de sécurité

Quatre militaires ont été tués dans un attentat-suicide à la voiture piégée à Mossoul, dans le nord de l'Irak, ont annoncé la police et une source hospitalière.

Le kamikaze a fait exploser son véhicule près d'un convoi de l'armée, tuant un soldat et trois haut-gradés -- un général, un colonel et un lieutenant. L'explosion a blessé dix autres personnes parmi lesquelles six soldats, selon ces sources.

Toujours à Mossoul, l'une des villes les plus dangereuses d'Irak, une voiture piégée a explosé près d'un point de contrôle de l'armée, tuant quatre autres soldats, et une bombe a détoné dans la ville, tuant un enfant.

Ces attentats contre l'armée interviennent une semaine après une opération militaire contre des insurgés dans la province d'Anbar (ouest), au cours de laquelle une quinzaine de militaires, dont cinq officiers de haut-rang, ont trouvé la mort.

Par ailleurs, quatre miliciens engagés contre Al-Qaïda ont été tués dimanche dans une attaque menée par des insurgés à Abou Ghraïb, à l'ouest de Bagdad.

Des insurgés ont attaqué un poste de contrôle tenu par les Sahwa, des milices recrutées à partir de 2006, à l'origine par l'armée américaine, pour combattre Al-Qaïda et assurer la protection des oléoducs qui traversent des zones tribales sunnites, en particulier dans l'ouest du pays. Considérés comme des traîtres par les insurgés sunnites, ces miliciens sont régulièrement la cible d'attaques.

A Bagdad même, un attentat à la bombe a fait au moins deux morts et six blessés dans le quartier de Jihad, selon des responsables. Et à Baqouba, au nord de la capitale, un autre bombé placée sur la chaussée a tué une personne et en a blessé quatre.

Les violences se sont multipliées cette année en Irak, renouant avec leur niveau de 2008, lorsque le pays sortait à peine d'un conflit confessionnel après l'invasion américaine de 2003.

Plus de 6.750 personnes ont ainsi été tuées depuis le début de l'année, selon un bilan établi par l'AFP sur la base de sources de sécurité et médicales.

Selon des experts, ce nouvel engrenage est dû au mécontentement de la communauté sunnite, qui s'estime marginalisée par le gouvernement à majorité chiite. L'arrestation samedi d'un député sunnite, au terme d'un raid qui a coûté la vie à son frère, menace d'accroître ce ressentiment.

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