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GB: laissez venir plus de réfugiés syriens, dit le chef du parti anti-européen Ukip

29/12/2013 07:35 EST | Actualisé 28/02/2014 05:12 EST

Le chef du parti britannique populiste et anti-européen Ukip, Nigel Farage, à l'avant-garde de la lutte contre l'immigration dans le pays, a surpris dimanche en appelant à ce que le Royaume-Uni accueille davantage de réfugiés syriens.

"Je pense que les réfugiés sont un élément très différent de l'immigration économique et je pense que ce pays devrait honorer l'esprit de la déclaration de 1951 sur le statut des réfugiés", a déclaré Nigel Farage à la BBC.

"Je pense effectivement que nous avons tous la responsabilité, nous qui vivons libres en Occident, de tenter d'aider certains de ces Syriens qui fuient parce qu'ils ont peur pour leur vie", a-t-il fait valoir.

Le Premier ministre conservateur David Cameron, le numéro deux du gouvernement et chef des libéraux-démocrates Nick Clegg, ainsi que le chef du parti d'opposition travailliste Ed Miliband, ont rendu public en début de semaine un communiqué commun, fait rare, pour appeler les Britanniques à apporter davantage de soutien financier aux réfugiés syriens.

Cette déclaration commune venait appuyer l'appel des Nations unies à trouver quatre milliards de dollars pour venir en aide aux réfugiés syriens.

Mais le gouvernement a refusé d'accueillir ces réfugiés au Royaume-Uni en argumentant qu'il était préférable d'apporter un soutien financier dans la région.

La question de l'immigration est actuellement au coeur des débats politiques britanniques, notamment du fait du prochain libre accès, à partir du 1er janvier, des travailleurs bulgares et roumains au marché du travail européen et donc britannique.

Londres a annoncé en catastrophe fin novembre un durcissement de l'accès des immigrés aux aides sociales.

Nigel Farage demandait, lui, le maintien des restriction appliquées aux Roumains et aux Bulgares qui ne peuvent exercer jusqu'au 31 décembre qu'un nombre limité de métiers dans l'UE.

David Cameron a également fait part de son intention de réclamer des limites à la libre circulation dans l'UE, déclenchant l'ire de Bruxelles.

A la mi-décembre, Amnesty International avait par ailleurs accusé les pays européens de s'ériger en "forteresse" pour se protéger des réfugiés syriens.

Selon l'organisation, 18 pays de l'UE, dont le Royaume-Uni et l'Italie, n'ont proposé aucune place pour accueillir les réfugiés syriens, l'Allemagne faisant figure d'élève le plus généreux avec un engagement à accueillir "10.000 réfugiés, soit 80% des engagements de l'UE".

Parallèlement aux 12.000 places offertes par les pays de l'UE pour 2014, environ 55.000 réfugiés syriens sont parvenus à entrer dans l'UE et ont engagé des procédures de demande d'asile, selon Amnesty.

mc/abk

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