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De nombreux proches ont assisté au service funéraire de Vito Rizzuto

28/12/2013 08:03 EST | Actualisé 28/02/2014 05:12 EST
Agence QMI

La famille et les proches de Vito Rizzuto ont été nombreux à venir saluer pour une dernière fois le présumé parrain de la mafia montréalaise. Sa dépouille a été exposée dimanche au complexe Loreto, dans l'arrondissement de Saint-Léonard, où la plupart des visiteurs ont préféré emprunter la porte de derrière, plus discrète.

Leurs entrées et sorties étaient néanmoins suivies de près par plusieurs policiers. Outre des agents du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), des experts en renseignements criminels de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et d'Interpol surveillaient eux aussi les lieux.

« L'important, c'est de garder à jour, d'actualiser, les banques de photos, parce qu'il faut comprendre que dans les familles italiennes, souvent ces gens sont discrets. Une occasion comme un mariage ou des funérailles, ça permet de voir qui vient se recueillir auprès du défunt. » — Michel Martin, ancien enquêteur de la Sûreté du Québec

L'ancien enquêteur de la Sûreté du Québec, Michel Martin, assure que les caméras et la présence des policiers n'ont pas empêché les proches de se rendre au complexe funéraire.

« C'est un peu le jeu du chat et de la souris. Certains vont marcher la tête baisse ou rentrer à l'arrière », explique-t-il. Le type de voiture est un autre élément sur lequel les policiers porteront leur attention.

En 2010, lors des funérailles de Nick Rizzuto, le fils de Vito, les policiers ne s'étaient pas cachés pour filmer et photographier ceux qui entraient dans le salon funéraire.

L'identité des visiteurs n'est pas la seule raison de la présence policière. Ils ont aussi un rôle de « prévention », qui permet d'assurer le bon déroulement de la journée. « Il y a toujours un risque, aussi minime soit-il. Les enquêteurs, il n'y en a peut-être pas beaucoup en uniforme, mais ils sont présents. Une personne mal intentionnée pourrait profiter de la présence de certaines personnes au salon », indique M. Martin.

Compter les absents

Les responsables du complexe funéraire Loreto, qui appartient à la famille Rizzuto, s'attendaient à recevoir 500 bouquets de fleurs en avant-midi. Pour ce genre d'événement, identifier les absents est tout aussi important que de reconnaître ceux qui se déplacent, précise le journaliste spécialiste du crime organisé et de la mafia, André Cédilot.

« On peut s'attendre à ce qu'il y ait peu ou pas de mafiosis de New York qui viennent à Montréal parce qu'on sait que depuis 1992, il y avait un froid entre le clan sicilien et la famille Bonnano de New York, depuis le meurtre de Gerlando Sciascia [en 1999], qui était le représentant de la famille montréalaise à New York. C'est à cause des délateurs de la famille Bonnano que Vito Rizzuto s'est retrouvé en prison et qu'a débuté la débandade du clan Rizzuto ici à Montréal à l'époque, de 2004 à 2012 », a-t-il expliqué.

Pendant l'emprisonnement de Vito Rizzuto, son fils, Nick, et son père, Nicolo, ont été assassinés en 2009 et 2010.

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