NOUVELLES

Espagne: grande messe en défense de "la famille" sur fond de débat sur l'avortement

29/12/2013 06:13 EST | Actualisé 28/02/2014 05:12 EST

Des milliers de catholiques étaient rassemblés dimanche dans le centre de Madrid pour une grande messe en défense de la famille, quelques jours après la présentation par le gouvernement conservateur d'un projet de loi supprimant quasiment le droit à l'avortement en Espagne.

Chantant pour certains des chants de Noël, agitant des drapeaux de leurs régions et différents pays, les fidèles sont arrivés dès le début de la matinée pour la messe organisée par l'Archevêché de Madrid sous la devise "La famille est un lieu privilégié pour l'annonce de l'évangile à toutes les nations".

L'angélus prononcé à Rome par le pape François devait être diffusé en direct aux assistants.

"La famille est à la base de la société et nous sommes venus pour fêter cette journée de la famille", expliquait Ignacio Gonzalez, agent commercial âgé de 49 ans qui est venu de Murcie, à 400 kilomètres de la capitale, avec son épouse et ses six enfants pour l'occasion.

Cette messe annuelle avait rassemblé jusqu'à plusieurs centaines de milliers de personnes sous le précédent gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero (2004-2011).

A l'époque, de nombreux fidèles dénonçaient les réformes phares du gouvernement socialiste, comme la légalisation du mariage homosexuel en 2005 et l'adoption en 2010 de la loi sur l'avortement qui l'autorise jusqu'à 14 semaines de grossesse et jusqu'à 22 semaines en cas de malformation du foetus.

Promesse de campagne en 2011 de Mariano Rajoy, l'actuel gouvernement conservateur a adopté le 20 décembre en Conseil des ministres un projet de loi qui n'autorise l'avortement que lorsqu'il y a un danger prouvé pour la vie ou la santé physique ou psychologique de la femme, ou en cas de viol ayant fait l'objet d'une plainte préalable.

Ce texte a de fortes chances d'être adopté au Parlement où le Parti populaire au pouvoir a la majorité.

"La nouvelle loi sur l'avortement est insuffisante car elle permet encore de pratiquer des avortements", affirmait Ignacio Gonzalez.

"Il faut aller encore plus loin car il ne faut pas d'avortement du tout: c'est un crime", expliquait Maria Cardador, âgée de 82 ans et venue en bus depuis Cordoue, à 400 km au sud.

djw-elc/ia

PLUS:hp