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Coupe du monde - Bormio/descente: Svindal l'a finalement conquise

29/12/2013 10:17 EST | Actualisé 28/02/2014 05:12 EST

Le Norvégien Aksel Lund Svindal est plus que jamais le cador de la vitesse, après sa victoire dimanche de la descente de Bormio, au bas de la Stelvio, une des rares pistes sur laquelle il ne s'était pas encore imposé en Coupe du monde de ski alpin.

Le colosse d'Oslo a fait fort pour cette première dans la station lombarde, devenant le 12e skieur de l'histoire avec au moins 25 victoires au compteur sur le circuit majeur.

Pour le présent, Svindal, 31 ans depuis deux jours, conforte sa place de leader au classement de la discipline et surtout au général, avec un total de 630 points, devant l'Autrichien Marcel Hirscher (435 pts). Soit deux victoires d'écart désormais.

"J'avais un plan: j'ai skié tactique. Je savais que cette course, on la gagne dans les 30 dernières secondes", a souligné le vainqueur.

Et c'est effectivement dans le mur final, là où les cuisses flanchent et que le trou noir de la fatigue envahit le cerveau, que le skieur d'Oslo n'a rien cédé, pour devancer l'Autrichien Hannes Reichelt, de 39/100e, et le Canadien Erik Guay, qui a faibli à la fin, de 51/100e.

On savait Svindal en forme, sur la foi de trois précédentes victoires cette saison, à Lake Louise (super-G), Beaver Creek (descente) et la semaine dernière à Val Gardena (super-G).

Il n'avait pas non plus oublié qu'il avait terminé troisième à Bormio en 2012, à seulement un centième (BIEN UN CENTIEME) de Reichelt et de l'Italien Dominik Paris, co-lauréats.

Reichelt, malgré l'absence de glace bleus, a confirmé ses aptitudes à la pente. Paris, blessé, n'a pu défendre son titre.

Scénario parfait

Homme tout-terrain, et surtout formidable glisseur, Svindal n'avait pas grand chose à craindre. Le parcours amputé du raidillon habituel de départ, la neige fraîche et les conditions météo s'améliorant au passage des meilleurs (dossards 16 à 22), c'était autant de points favorables pour lui.

"Ca fonctionne bien cette saison. Je suis toujours dans le coup. Il y a toujours un risque avec le dossard de départ, mais je crois qu'on a eu un peu de chance parmi les sept meilleurs (partis entre les dossards 16 et 22, ndlr). Aujourd'hui, c'était un avantage, donc c'était bien de gagner dans ces conditions", a consenti le vainqueur. Avant d'ajouter: "Mais la plupart du temps, c'est mérité lorsqu'on l'emporte."

Récent vainqueur de la descente de Val Gardena, Guay était également annoncé aux avant-postes. Le Québécois en a profité pour devenir le Canadien le plus riche en podiums en Coupe du monde, 21 contre 20 à Steve Podborki, pointe des +Crazy Canucks+ il y a une trentaine d'années.

L'arrière-ban ne dépare pas. Le Français Adrien Théaux a terminé au pied du podium, son meilleur classement à Bormio, à 89/100 de Svindal. Puis on trouve le jeune Autrichien Matthias Mayer, gabarit léger et technique raffinée, et l'Italien Christof Innerhofer, également à moins d'une seconde du temps de référence.

Il aura seulement manqué l'Américain Bode Miller, 35e à 2 sec 38, qui a construit une partie de sa légende sur la piste de Bormio. Il y avait été couronné double champion du monde (super-G et descente) en 2005.

Mais sur une neige trop douce et en manque de visibilité, l'artiste était condamné.

asc/jgu

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