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Bangladesh: premiers heurts avant la grande manifestation de l'opposition

29/12/2013 03:24 EST | Actualisé 27/02/2014 05:12 EST

Des affrontements se sont produits dimanche à Dacca entre la police et des centaines de manifestants, qui tentaient de rejoindre le centre de la capitale pour un vaste rassemblement demandant le report des élections du 5 janvier, dans ce pays profondément divisé.

La police aspergeait les manifestants avec des canons à eau, près de la Cour suprême, alors que les protestataires hurlaient des slogans hostiles à la Première ministre Sheikh Hasina, à laquelle ils demandent le report d'élections "fantoches".

Cette manifestation, baptisée "marche pour la démocratie" par l'opposition, a été interdite par la police qui craint de nouvelles violences.

Le Bangladesh a connu cette année les violences les plus meurtrières de son histoire depuis sa création en 1971, avec au moins 273 morts dans des manifestations.

Deux femmes s'affrontent depuis des années pour diriger le pays: Sheikh Hasina, la chef du gouvernement actuel et de la formation de la Ligue Awami, et Khaleda Zia, dirigeante de l'opposition, le Parti nationaliste du Bangladesh, et ancienne Première ministre.

La police avait arrêté samedi un millier de sympathisants de l'opposition dans le cadre de "mesures préventives" et les autorités ont suspendu les services de bus, ferrys et trains desservant Dacca, isolant ainsi la capitale du reste du pays.

Quelque 11.000 policiers ou représentants des forces de l'ordre ont été déployés à travers la ville, a précisé à l'AFP Masudur Rahman, porte-parole de la police.

Des heurts ont néanmoins éclaté dès dimanche matin, entre la police et les manifestants, mais aussi entre les manifestants et les partisans de la Ligue Awami, selon un journaliste de l'AFP.

Le parti de Khaleda Zia a organisé plusieurs grèves nationales et manifestations de masse ces derniers mois. L'opposition réclame la démission du gouvernement et l'instauration d'un gouvernement neutre et provisoire avant la tenue d'élections, comme ce fut le cas dans le passé, mais la Première ministre refuse.

Les élections sont prévues pour dans une semaine mais leur crédibilité est d'ores et déjà entachée, d'autant que les pays étrangers ont refusé d'envoyer des observateurs internationaux.

Depuis 1971, le pays a connu une vingtaine de coups d'Etat.

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