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JO-2014 : La Russie vise le "Top 5" au tableau des médailles (ministre)

28/12/2013 11:15 EST | Actualisé 27/02/2014 05:12 EST

La Russie, revenue avec seulement trois médailles d'or des derniers JO d'hiver, à Vancouver en 2010, ne doit pas s'attendre à une récolte miraculeuse dans l'édition 2014, qu'elle organise à Sotchi du 7 au 23 février, a prévenu samedi son ministre des Sports.

Le ministre Vitaly Moutko sera satisfait si la Russie termine dans le "Top 5" au nombre des médailles, grâce notamment à des disciplines traditionnelles comme le hockey sur glace ou le ski de fond, a-t-il déclaré à la chaîne publique télévisée d'informations en continu.

"A mon avis, notre situation est plus difficile dans les sports d'hiver que dans ceux d'été", a-t-il expliqué. Il y a 98 podiums dans 14 sports. Et cinq d'entre eux seulement sont nos sports traditionnelles."

A Vancouver, la Russie avait terminé à la 11e place au nombre des médailles, une contre-performance indigne de son rang et de celui qu'espère lui rendre le président Vladimir Poutine à l'occasion de "ses" Jeux.

Poutine, qui veut faire de ce rendez-vous olympique une vitrine de la Russie, a lancé des travaux gigantesques pour préparer Sotchi à l'organisation des Jeux les plus chers de l'histoire, dont la facture totale est estimée à 50 milliards de dollars (36 milliards d'euros).

Des entraîneurs étrangers ont été engagés pour encadrer une nouvelle génération d'espoirs, dans des installations flambant neuf.

M. Moutko avait pourtant déclaré en mars dernier que "le seul résultat envisagé et attendu" à Sotchi serait la première place au classement des médailles.

Après quelques mauvaises performances russes un peu plus tard en sports de glace, il avait revu l'estimation à la baisse: une des trois premières places serait un bon résultat...

"Un podium olympique n'est pas seulement le résultat du travail du ministère des Sports ou du ministre, a-t-il enfin expliqué samedi, comme pour se dédouaner d'un échec éventuel à Sotchi. Aujourd'hui, c'est aussi l'aboutissement du pays lui-même, un reflet de son développement économique et social, du développement de sa science et de sa technologie".

"Bien sûr, nous nous donnons l'objectif d'un succès, mais nous comprenons aussi les réalités actuelles", a-t-il conclu.

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