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Des étudiants islamistes incendient un bâtiment d'université au Caire

28/12/2013 05:42 EST | Actualisé 27/02/2014 05:12 EST

Des étudiants soutenant les Frères musulmans ont incendié samedi matin un bâtiment de la faculté de Commerce de l'université Al-Azhar au Caire, au lendemain de l'arrestation de plus de 250 de manifestants islamistes, a rapporté une source au sein des services de sécurité.

Cet incident intervient au lendemain de manifestations des partisans de Mohamed Morsi, le président islamiste renversé par l'armée, qui ont dégénéré en des heurts faisant cinq morts, selon un nouveau bilan fourni samedi de source médicale, et donné lieu à 265 arrestations.

Les étudiants ont pénétré dans la faculté de Commerce, y ont interrompu un examen et ont mis le feu au bâtiment, a expliqué la source de sécurité.

Des policiers et des membres des forces de sécurité ont pénétré dans l'enceinte de l'université et lancé des gaz lacrymogènes sur les manifestants pour les disperser.

L'incendie, qui a ravagé deux étages, a ensuite été éteint par les pompiers, selon cette même source qui n'a fait état d'aucune victime ou arrestation dans cet incident.

Les partisans des Frères musulmans sont remontés contre la direction d'Al-Azhar, la plus haute institution sunnite, qui avait soutenu l'armée lors de la destitution de M. Morsi début juillet.

Le gouvernement a déclaré mercredi la confrérie "organisation terroriste", au lendemain d'un attentat suicide à la voiture piégée ayant fait 15 morts dans le nord du pays et revendiqué par un groupe jihadiste.

Les dirigeants de la confrérie risquent désormais la peine capitale pour "terrorisme", selon le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Hany Abdel Latif.

Ses membres sont interdits de manifestation, et le journal du mouvement, "Liberté et Justice", a été définitivement interdit, de même que le parti du même nom, qui avait remporté toutes les élections organisées depuis la révolte de 2011.

Depuis la destitution de M. Morsi, l'Egypte est entrée dans un engrenage de violences. Les autorités répriment dans le sang les islamistes, et les plus radicaux d'entre eux mènent des attaques qui ont tué plus d'une centaine de policiers et de soldats.

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