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Chine: limogeage de 56 membres d'une assemblée provinciale pour corruption (officiel)

28/12/2013 06:50 EST | Actualisé 27/02/2014 05:12 EST

Une assemblée provinciale a annoncé samedi avoir limogé 56 de ses membres pour des faits de corruption, ces derniers étant accusés d'avoir offert des pots-de-vins aux représentants d'une assemblée municipale.

L'Assemblée populaire de la province du Hunan (centre), organe "législatif" se contentant d'entériner et d'adapter au niveau régional les décisions du Parti communiste chinoise (PCC), a limogé 56 de ses 763 membres, a-t-elle indiqué dans un communiqué sur son site internet.

Selon les résultats d'une enquête préliminaire, rapportés samedi par l'agence officielle Chine nouvelle, ces cadres provinciaux ont offert des pots-de-vins à 518 membres de l'assemblée populaire de la municipalité de Hengyang, deuxième ville de la province, ainsi qu'à 68 autres officiels locaux.

Les sommes versées à ces cadres municipaux --qui ont le pouvoir de désigner leurs représentants à l'assemblée provinciale-- atteignent au total 110 millions de yuans (13 millions d'euros), d'après Chine nouvelle, et auraient selon les autorités faussé le résultat d'élections internes organisées début 2013.

Suite à la décision de l'assemblée provinciale, 512 des cadres municipaux concernés ont présenté leur démission, a indiqué Chine nouvelle.

Ces révélations interviennent alors que bat son plein la vaste campagne anticorruption initiée par le président Xi Jinping, à la tête du Parti depuis novembre 2012.

Celui-ci, à la tête du Parti depuis novembre 2012, a affiché son intention de s'en prendre "aux mouches comme aux tigres", c'est-à-dire aux cadres de tous niveaux.

Les autorités ont ainsi annoncé vendredi avoir ouvert une enquête contre l'ancien numéro deux du PCC dans la région du Xinjiang, en faisant au moins le 17e responsable ayant un rang égal ou supérieur à celui de vice-ministre à tomber au cours de la campagne en cours.

Parmi les plus hauts dirigeants ayant été épinglés figurent Jiang Jiemin, directeur de l'agence nationale supervisant les groupes d'Etat, ou encore Li Dongsheng, vice-ministre de la Sécurité publique --limogé de ses postes cette semaine.

Les experts se montrent cependant sceptiques sur l'efficacité de cette campagne, estimant que seules des réformes politiques en profondeur permettraient de contrer véritablement une corruption endémique, et que rien n'a encore été fait en ce sens.

jug/ia

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