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Un islamiste yéménite nie soutenir Al-Qaïda

27/12/2013 07:14 EST | Actualisé 26/02/2014 05:12 EST

Un islamiste yéménite, accusé par les Etats-Unis de soutenir Al-Qaïda, a nié vendredi de telles allégations et affirmé être prêt à se défendre devant la justice de son pays.

Le 18 décembre, le département du Trésor a annoncé dans un communiqué qu'il inscrivait ce Yéménite, Abdel Wahab Mohamed Abderrahman al-Humayqani, et Abderrahman Ben Oumair al-Nouaïmi, le fondateur d'une ONG du Qatar, sur la liste des personnes soutenant le terrorisme.

M. Humayqani, secrétaire général du parti islamiste radical al-Rachad, est accusé de soutenir, sous couvert d'activités caritatives, Al-Qaïda dans la Péninsule arabique (Aqpa), basé au Yémen.

"Je nie ces accusations et suis prêt à me présenter devant la justice yéménite pour les réfuter", a-t-il dit à l'AFP.

"Je n'ai pas d'activités caritatives. Je suis un militant politique agissant sous la loi yéménite", a-t-il ajouté.

Il a dénoncé "les accusations fausses et les mesures arbitraires prises par le Trésor américain qui ont pu être basées sur des informations venant du Yémen et (liées à du) harcèlement politique".

Le parti al-Rachad, qui se distingue du principal parti islamiste yéménite Al-Islah, a été officiellement reconnu en juin 2012 au Yémen et appelle à une loi basée sur la charia.

M. Nouaïmi, "un financier terroriste basé au Qatar" est accusé lui d'avoir financé Al-Qaïda "en Syrie, en Irak, en Somalie et au Yémen depuis plus d'une décennie", selon le site du département du Trésor.

Il avait également nié lundi de telles accusations et annoncé qu'il allait porter plainte contre le département du Trésor auprès de la justice en Suisse, où est basée son organisation Al-Karama.

Le site internet d'Al-Karama indique que l'organisation a été fondée en 2004 pour aider ceux dans le monde arabe qui sont exposés à un risque d'exécution extra-judiciaire, de disparition, de torture ou de détention arbitraire.

Le Qatar est un allié des Etats-Unis auxquels il accorde des facilités militaires alors que le Yémen coopère avec Washington dans sa lutte contre Aqpa, la branche la plus importante du réseau extrémiste.

Le réseau extrémiste Al-Qaïda est fréquemment visé au Yémen par des raids de drones et les Etats-Unis sont les seuls à posséder ces appareils dans la région.

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