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Un attentat à Beyrouth tue Mohammed Chatah, un important politicien pro-Occident

27/12/2013 07:17 EST | Actualisé 26/02/2014 05:12 EST

BEYROUTH - Une puissante explosion déclenchée par une voiture piégée a ébranlé vendredi un quartier commercial du centre de Beyrouth, la capitale libanaise, incendiant des véhicules et tuant un important politicien pro-occidental, ainsi que quatre autres personnes.

La bombe ciblait Mohammed Chatah, un ex-ministre des Finances et un haut conseiller pour l'ancien premier ministre Saad Hariri, ont fait savoir des responsables de la sécurité.

L'Agence de presse nationale a confirmé la mort de M. Chatah et celle de son chauffeur, en plus de trois autres personnes. Selon le ministère de la Santé, plus de 70 citoyens ont été blessés.

Le Liban est aux prises avec une vague d'attentats depuis quelques mois, alors que les tensions découlant de la guerre civile syrienne continuent d'augmenter.

M. Hariri dirige la principale coalition soutenue par l'Occident, qui est engagée dans une guerre de pouvoir avec le groupe militant Hezbollah, allié au président syrien Bachar el-Assad. Plusieurs attentats commis récemment ont ciblé d'importants dirigeants du Hezbollah, ou des quartiers où domine le groupe chiite.

La déflagration de vendredi matin a été entendue à travers la ville et a envoyé un grand panache de fumée noire dans ce quartier non loin du siège du gouvernement.

L'armée a fermé la zone pour éviter que des gens se rapprochent du lieu de l'explosion, où les carcasses de plusieurs voitures étaient encore fumantes. Selon l'Agence de presse nationale, l'explosion a été provoquée par une voiture piégée, mais des responsables de la sécurité n'ont rien confirmé dans l'immédiat.

Ces mêmes responsables ont précisé que M. Chatah était en route vers une rencontre à la résidence de M. Hariri, au centre-ville, au moment de l'attentat.

Des images diffusées sur les ondes de la télévision libanaise montraient des intervenants des services de santé transportant des blessés vers des ambulances. Au moins deux corps étaient visibles sur le bitume.

La guerre en Syrie a alimenté les tensions entre les communautés sunnite et chiite, alors que chaque camp annonce son appui à ses confrères dans le cadre du conflit dans le pays voisin.

Les événements ont alimenté les prédictions voulant le Liban, se remettant toujours de 15 ans d'une guerre civile qui a pris fin en 1990, est sur le point de sombrer dans le chaos des violences sectaires.

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