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République centrafricaine : François Hollande voudrait que l'ONU joue un rôle accru

27/12/2013 06:00 EST | Actualisé 26/02/2014 05:12 EST

Le président français François Hollande a demandé vendredi à l'Organisation des Nations unies (ONU) de jouer un rôle accru dans la « période de transition » que traverse la République centrafricaine, selon un communiqué émis par l'Élysée.

Le président Hollande a fait cette demande lors d'un entretien téléphonique avec le secrétaire général de l'ONU Ban-Ki Moon. M. Hollande a rappelé que « l'action de la France visait à protéger l'ensemble de la population centrafricaine des exactions commises à son encontre, sans discrimination ».

Il a en outre transmis ses remerciements à M. Ban « pour l'action déployée par les Nations unies en vue de renforcer » la Misca, la force africaine sur place.

Lorsque le Conseil de sécurité de l'ONU a autorisé la France à intervenir dans le pays africain le 5 décembre dernier, il envisageait la possibilité d'envoyer des troupes de maintien de la paix. Le Conseil de sécurité devra approuver la résolution.

Les armées n'arrivent pas à contenir la violence

En entrevue sur la radio RTL, l'archevêque de la capitale du pays, Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, a plaidé en faveur de la proposition du président français. « Je demande à ce que les forces onusiennes puissent être déployées pour aider l'armée française qui est là et qui fait ce qu'il faut faire, mais les limites, nous les voyons chaque jour avec le déplacement massif de gens qui quittent les quartiers et qui vont dans un autre quartier, ou bien encore avec les éléments incontrôlés qui tirent et qui tuent ou qui empêchent les autres de se déplacer », a-t-il expliqué. 

Ce dernier avait d'ailleurs signé une lettre dans la tribune du journal Le Monde conjointement avec le président de la communauté islamique du pays, l'imam Omar Koboné
Layama, dans laquelle ils affirmaient que les armées présentes sur place « ne sauraient porter ce fardeau à elles seules ».

La Misca, dotée de 4000 soldats, et l'armée française, constituée de 1600 soldats, n'arriveraient pas à contenir la violence qui secoue le pays depuis le début du mois de décembre.

Même si la Croix-Rouge n'a pas de bilan complet, certains estiment que depuis le 5 décembre, près d'un millier de personnes auraient péri sous les balles ou par arme blanche lors des combats entre des milices chrétiennes et les Séléka, des rebelles majoritairement musulmans. Depuis mercredi, une quarantaine de corps ont été retrouvés à Bangui, selon le comité international de la Croix-Rouge. 

Les affrontements auraient causé le déplacement de plus de 710 000 Centrafricains, selon le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés.

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