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L'UE appelle la Turquie à traiter les enquêtes de corruption de façon "transparente et impartiale"

27/12/2013 11:06 EST | Actualisé 26/02/2014 05:12 EST

Le commissaire européen à l'élargissement, Stefan Füle, a sommé vendredi la Turquie de traiter de façon "transparente et impartiale" les enquêtes anticorruption qui ébranlent depuis plus d'une semaine le Premier ministre islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan.

"J'exhorte la Turquie, en tant que pays candidat (à l'entrée dans l'Union européenne) engagé à respecter les critères politiques à l'accession (...), à prendre toutes les mesures nécessaires pour faire en sorte que les allégations de corruption soient traitées sans discrimination ou favoritisme et d'une façon transparente et impartiale", a déclaré M. Füle dans un communiqué diffusé par la représentation de l'Union à Ankara.

"Ces derniers jours, les changements opérés au sein de la police judiciaire ont sapé l'indépendance et l'impartialité des enquêtes conduites par la justice sur des allégations de fraude, y compris de corruption", a-t-il ajouté.

M. Füle a également rappelé son "inquiétude", après la purge dont été victimes des dizaines de hauts gradés de la police, démis de leur fonction sur ordre du gouvernement dans les jours qui ont suivi les premières interpellations de personnalités proches du gouvernement sur des accusations de fraude, corruption et blanchiment d'argent.

Le commissaire européen s'est par ailleurs réjoui de la décision du Conseil d'Etat turc de suspendre un décret gouvernemental imposant à la police d'informer sa hiérarchie avant toute arrestation.

"Je me félicite de cette suspension et j'espère que la décision du Conseil sera rapidement exécutée", a-t-il souhaité.

Au pouvoir depuis 2002, M. Erdogan est éclaboussé par un scandale politico-financier sans précédent qui fragilise son autorité, à quatre mois des élections municipales.

fo-pa/plh

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