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Le chef des rebelles sud-soudanais ne s'engage pas explicitement en faveur d'un cessez-le-feu

27/12/2013 05:30 EST | Actualisé 26/02/2014 05:12 EST

Le chef des rebelles sud-soudanais Riek Machar a refusé de dire vendredi s'il s'engageait à conclure un cessez-le-feu avec le gouvernement, arguant que toute trêve devrait être supervisée.

S'exprimant à la BBC, l'ancien vice-président de la plus jeune nation du monde a également réclamé que tous ses alliés détenus soient libérés.

"Le cessez-le-feu doit être supervisé. Ma position est qu'un cessez-le-feu doit être négocié de telle sorte qu'un mécanisme soit mis en place pour le superviser", a déclaré Riek Machar au World Service de la BBC, parlant par téléphone satellitaire depuis un endroit indéterminé dans la brousse.

"Deuxièmement, j'ai dit aux médiateurs que pour les négociations commencent, il vaut mieux que (le président) Salva Kiir libère d'abord les détenus politiques", a poursuivi M. Machar, qui a indiqué qu'il savait que le gouvernement avait déjà libéré deux personnes.

Les chefs d'État et de gouvernement de l'Afrique de l'Est ont annoncé vendredi que le gouvernement sud-soudanais avait accepté le principe d'un "cessez-le-feu immédiat", au terme de deux semaines de combats intenses avec les rebelles.

Ils ont donné à MM. Machar et Kiir quatre jours pour engager des pourparlers en tête à tête et arrêter les combats, "faute de quoi ils prendront d'autres mesures".

Les rivaux Kiir et Machar ont formellement accepté d'entamer des pourparlers mais sans fixer de date.

Lorsque la BBC lui a demandé s'il était en train de dire que ses troupes continueraient à combattre si la situation restait inchangée, M. Machar a répondu: "Ce n'est pas ce que je dis".

"Ce que je dis, c'est que les questions concernant le cessez-le-feu sont toujours du ressort des délégations, et que pour que le cessez-le-feu soit crédible, il faut un mécanisme (de contrôle), si l'on ne veut pas se payer de mots", a conclu M. Machar.

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