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Égypte: les policiers affrontent des manifestants pro-Morsi au Caire

27/12/2013 10:53 EST | Actualisé 26/02/2014 05:12 EST

LE CAIRE, Égypte - Les forces égyptiennes ont utilisé des canons à eau et des grenades de gaz lacrymogène pour disperser des centaines de partisans du président déchu Mohammed Morsi, vendredi, arrêtant plus de 100 personnes, dont plusieurs femmes, au cours de manifestations ayant fait cinq morts.

La brigade anti-émeute a chassé des étudiants qui manifestaient en scandant des slogans contre l'armée et la police à l'université islamique Al-Azhar. Des images diffusées par des chaînes de télévision privées montrent des protestataires lancer des roches et mettre le feu à des branches d'arbres afin de dissiper le brouillard de gaz lacrymogène.

Dans un communiqué, le ministre égyptien de l'Intérieur a indiqué que trois personnes avaient été tuées. Trois véhicules de police ont pris feu et 265 manifestants ont été arrêtés, selon le document. Deux responsables de la sécurité ont pour leur part déclaré que deux partisans de Mohammed Morsi ont perdu la vie au cours des affrontements, portant le nombre de décès à cinq.

Des véhicules blindés ont bloqué l'accès aux principales places du Caire et d'autres grandes villes après que les Frères musulmans, le groupe dont Mohammed Morsi est issu, et leurs alliés eurent exhorté leurs fidèles à manifester afin de dénoncer la décision du gouvernement de les classer dans la catégorie des organisations terroristes.

Ce geste, annoncé mercredi, semble destiné à miner davantage les Frères musulmans en prévision du référendum sur la Constitution amendée les 14 et 15 janvier, un vote vu comme une étape importante du plan de transition du gouvernement intérimaire.

Depuis que M. Morsi a été chassé du pouvoir par un coup d'État militaire le 3 juillet au terme de multiples manifestations réclamant son départ, les Frères musulmans et leurs partisans ont manifesté sans relâche afin d'obtenir le retour du premier président égyptien élu démocratiquement.

Les rassemblements pro-Morsi sont toutefois devenus plus rares en raison de la violente répression de la part des autorités, qui ont arrêté des milliers de personnes et fait des centaines de morts lors du démantèlement sanglant de deux camps de protestation au mois d'août.

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