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Eugenie Bouchard reçoit le prix Bobbie-Rosenfeld remis par <em>La Presse canadienne</em> à l'athlète féminine de l'année

27/12/2013 10:02 EST | Actualisé 26/02/2014 05:12 EST

MONTRÉAL - L'histoire est désormais bien connue. Eugenie Bouchard en parle à chaque fois qu'on lui demande de revenir sur l'année 2013.

Victoria Azarenka qui déclare forfait en raison d'une blessure au début de la troisième journée de compétition à Wimbledon, Bouchard qui apprend 20 minutes avant son match contre Ana Ivanovic qu'elle devra jouer sur le court central plutôt que sur le court no 12, la Québécoise qui jette un coup d'oeil vers la loge royale pour y apercevoir les parents de Kate Middleton... et victoire de 6-3, 6-3 contre la Serbe qui occupait alors le 12e rang au monde.

Bouchard a réussi l'exploit à 19 ans seulement, à sa première saison à temps plein sur le circuit de la WTA, un an après être devenue la première Canadienne à remporter le titre junior de Wimbledon.

«Le simple fait d'être sur le court central à Wimbledon, il n'y a pas de meilleur moment que tu puisses vivre au tennis, souligne Bouchard. C'est l'endroit où tu veux le plus jouer.»

La Québécoise de Westmount a alors confirmé les observations de ceux et celles qui affirmaient qu'elle carbure à la pression. Et par la suite, Bouchard n'a subi qu'un seul revers contre une joueuse classée au-delà du top-50 lors des neuf tournois WTA suivants — contre Venus Williams, classée 63e à ce moment-là.

Cette constance lui a permis de conclure l'année au 32e rang mondial, alors qu'elle l'avait commencée au 144e. Ce qui lui a valu une série d'honneurs et de prix en cette fin d'année 2013, à commencer par celui de révélation de l'année de la WTA.

Et maintenant, le prix Bobbie-Rosenfeld, remis à l'athlète féminine de l'année selon La Presse Canadienne, vient s'ajouter à cette liste.

Bouchard a eu droit à 45 pour cent des votes exprimés lors du scrutin réalisé auprès des directeurs des sports des journaux et stations de radio et télévision à travers le pays.

Dominique Maltais, qui a remporté la Coupe du monde de snowboardcross et une médaille d'argent aux Championnats du monde, a terminé au deuxième rang avec 11 pour cent des voix, à égalité avec la patineuse de vitesse Christine Nesbitt. Celle-ci a remporté le titre mondial au sprint.

«L'été 2013 fut celui d'Eugenie Bouchard. Elle a enlevé un set à la no 1 mondiale Serena Williams (à Cincinnati). Elle a offert une performance impressionnante à sa première année sur le circuit», a commenté Marc Veilleux, chroniqueur sportif à CHLC FM97,1 à Baie-Comeau.

«Eugenie Bouchard est un nom que nous allons entendre beaucoup ces prochaines années... Elle semble avoir le niveau — et la force — pour se rendre dans le top-10», a affirmé Stu Cowan, rédacteur en chef de la section des sports du quotidien montréalais The Gazette.

«Bouchard a amené un aspect 'glamour' au tennis canadien», a déclaré Shawna Richer, rédactrice en chef de la section des sports au Globe and Mail de Toronto.

«Jusqu'où ira-t-elle? Eugenie Bouchard a ouvert les yeux de tous les Canadiens en progressant de manière fulgurante parmi les meilleures joueuses de tennis au monde», a noté Pierre Champoux, directeur de l'information à Radio-Canada.ca.

C'est la sixième fois qu'une joueuse de tennis reçoit le prix Bobbie-Rosenfeld. Carling Bassett en a été la lauréate en 1983 et 1985, puis Helen Kelesi en 1989 et 1990, tandis qu'Aleksandra Wozniak l'a mérité en 2009.

Mais le fait demeure que les trophées que Bouchard désire réellement remporter sont encore à venir. Elle n'a pas encore remporté un tournoi de la WTA, même si elle est venue près en octobre, alors qu'elle s'est inclinée en finale du tournoi d'Osaka, au Japon, face à Samantha Stosur. Elle entend corriger le tir rapidement.

«Je veux gagner un titre (en 2014), c'est sûr, a-t-elle affirmé lors d'un entretien avec La Presse Canadienne, en début de semaine. Je vais être heureuse avec n'importe quel titre, mais c'est sûr que plus le tournoi est gros, mieux ce serait. Et mon objectif ultime, c'est sûr, est de gagner un tournoi du Grand Chelem.»

Sans surprise, le tournoi majeur dont elle rêve est... Wimbledon. Parce c'est là où une victoire revêt le plus grand cachet.

«C'est là que le tennis a commencé, c'est très traditionnel et j'adore jouer sur le gazon, a-t-elle souligné. Et aussi parce que c'est là que j'ai gagné chez les juniors, alors j'ai eu un petit avant-goût... mais je veux gagner le vrai tournoi.»

En attendant, Bouchard accepte avec grâce et plaisir les honneurs qu'on lui remet ici et là. Comme le prix Bobbie-Rosenfeld, qui a été décerné une journée après que Milos Raonic eut remporté le prix Lionel-Conacher, remis à l'athlète masculin canadien selon La Presse Canadienne.

«Ça me rend encore plus fière de mon année, dit-elle des honneurs qu'elle reçoit. Ça montre à quel point j'ai travaillé fort cette année et à quel point j'ai amélioré mes résultats.»

Bouchard a été l'agréable surprise de l'année 2013 dans le sport canadien, mais son éclosion ne surprend en rien la principale intéressée.

«Depuis l'âge de 10 ans que je crois en mes habiletés, que je sais que je peux jouer à un très haut niveau, affirme-t-elle. Je ne veux pas m'arrêter au 32e rang mondial, je veux jouer beaucoup mieux que je ne l'ai fait jusqu'ici. Je pense que j'ai eu une bonne année, mais je ne veux pas m'arrêter là, je veux continuer encore longtemps.»

Ça recommence dès samedi pour Bouchard, alors qu'elle entreprendra sa deuxième saison à l'occasion de la Coupe Hopman à Perth, en Australie. Elle représentera le Canada à cette compétition mixte en compagnie de Milos Roanic.

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