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Le militant montréalais de Greenpeace Alexandre Paul est de retour

27/12/2013 05:27 EST | Actualisé 26/02/2014 05:12 EST
Radio-Canada

« Chaque moment que j'ai passé en prison a valu la peine », a déclaré le militant de Greenpeace Alexandre Paul, quelques instants après être au pays après deux mois incarcéré en Russie.

Je suis vraiment content d'être revenu à la maison », lance-t-il. « Ce n'est pas l'expérience la plus joyeuse à vivre », dit-il, mais il se dit « très content » des répercussions de l'action de Greenpeace en Russie.

« Le dossier de l'article de l'Arctique est vraiment connu maintenant. [...] Les gens sont au courant. Les choses vont avancer au cours des prochaines années, je suis confiant. »

— Alexandre Paul

Alexandre Paul a été arrêté avec 29 autres activistes de Greenpeace le 19 septembre dernier, pour avoir tenté d'escalader une plateforme pétrolière appartenant au géant énergétique russe Gazprom. Ils protestaient contre l'exploitation pétrolière en Arctique.

Les militants ont d'abord été accusés de piraterie, avant que les accusations ne soient allégées à du vandalisme de groupe (hooliganisme). La justice russe a finalement abandonné toutes les accusations, le 25 décembre dernier.

L'autre Canadien qui avait été arrêté, Paul Ruzycki, se trouve toujours en Russie. Cinq autres militants britanniques devaient quitter la Russie vendredi.

« Il y a des questions logistiques, mais tout le monde devrait être rentré à la maison ce week-end », affirme le porte-parole de Greenpeace, Diego Creimer.

L'épreuve a été très dure pour les militants incarcérés, qui craignaient de passer plusieurs années en prison, mais leur volonté de se battre contre l'exploitation pétrolière dans l'Arctique n'est pas ébranlée, dit-il.

Greenpeace a toujours nié que ses militants aient fait quoi que ce soit de mal et plaidait que les accusations contre ses membres étaient disproportionnées.

Selon le groupe écologiste, l'abordage du bateau de Greenpeace par la Garde côtière russe était « illégal », puisque l'Artic Sunrise se trouvait alors en eaux internationales.

Plusieurs personnalités avaient réclamé la libération des militants de Greenpeace, dont la chancelière allemande Angela Merkel, qui est intervenue directement auprès du président russe, Vladimir Poutine, et la présidente du Brésil, Dilma Rousseff.

Trois activistes avaient escaladé la Biosphère sur l'île Sainte-Hélène, à Montréal pour dénoncer l'emprisonnement de leurs collègues en Russie et tenter d'interpeller le gouvernement canadien sur leur sort.