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Ukraine: S&P ne prévoit plus d'abaisser la note de la dette

26/12/2013 02:41 EST | Actualisé 24/02/2014 05:12 EST

L'agence d'évaluation financière Standard & Poor's a annoncé jeudi qu'elle ne prévoyait plus d'abaisser la note attribuée à la dette de l'Ukraine, à qui la Russie vient d'accorder un plan de sauvetage financier.

S&P a relevé à "stable" contre "négative" auparavant, la perspective de la note du pays. Elle avait abaissé début novembre cette note à "B-", ce qui correspond à la note actuelle de la Grèce, l'enfonçant dans la catégorie des investissements spéculatifs et mettant en doute sa solvabilité.

"Les difficultés de financement extérieur et budgétaire se sont nettement atténuées avec l'annonce du plan de soutien russe", explique l'agence américaine.

Lors d'une visite du président ukrainien Viktor Ianoukovitch à Moscou la semaine dernière, la Russie a accordé à l'ex-république soviétique une aide de 15 milliards de dollars, via l'achat d'obligations d'Etat d'une maturité de deux ans. Kiev a encaissé les trois premiers milliards mardi.

Moscou a également abaissé d'un tiers le prix du gaz qu'elle exporte vers l'Ukraine, ce qui représente une économie de trois à quatre milliards de dollars.

L'opposition ukrainienne, mobilisée depuis plus d'un mois dans le centre de Kiev contre la décision du pouvoir de renoncer à un accord avec l'UE au profit d'un rapprochement avec la Russie, a crié à la trahison et dénoncé la "mise en gage" du pays.

En récession depuis près d'un an et demi, l'Ukraine a vu ses réserves de changes, utilisées pour stabiliser la monnaie, chuter à un niveau critique, couvrant moins de trois mois d'exportations et faisant courir le risque d'une dévaluation voire d'un défaut de paiement.

Avec le plan russe, "nous ne prévoyons plus de dévaluation de la hryvnia", indique S&P.

En revanche, l'agence américaine indique que la note du pays reste pénalisée par "les turbulences politiques, la contraction de l'économie, les tensions dans le secteur financier et la faiblesse des liquidités" en devises étrangères.

Par ailleurs, elle dit ne s'attendre à aucune "réforme importante" et prévoit "peu de progrès" dans la réduction des déficits budgétaires, la libéralisation du marché du gaz ou encore la flexibilité de la monnaie.

gmo/ml

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