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Mauritanie: le gouvernement veut protéger les emplois dans les mines

26/12/2013 01:18 EST | Actualisé 25/02/2014 05:12 EST

Le gouvernement mauritanien a annoncé jeudi qu'il entendait prendre les "mesures nécessaires" pour protéger les victimes de licenciements dans les sociétés d'exploitation de mines d'or et de cuivre qui touchent près de 500 personnes.

"Le gouvernement va prendre les mesures nécessaires pour protéger les citoyens victimes de ces licenciements", a déclaré à la presse le ministre mauritanien des Affaires économiques, Sidi Ould Tah, à l'issue d'un conseil des ministres.

"Nous sommes sur un projet (de texte) plus général qui concerne la protection de la main-d'oeuvre dans tout le secteur, y compris la Société nationale industrielle et minière" (SNIM), qui exploite le fer, a-t-il affirmé.

Après l'annonce le 22 décembre de 300 licenciements par la société canadienne Kinross, qui exploite la mine d'or de Tasiast à 150 km au nord de Nouakchott, l'entreprise canadiennne Mine de cuivre d'Akjoujt Mauritanie (MCM), a à son tour supprimé 163 emplois en début de semaine.

Plusieurs dizaines d'ex-employés ont manifesté jeudi devant la présidence à Nouakchott pour dénoncer le caractère "abusif" de ces licenciements et demander à l'État d'intervenir pour "sauver les intérêts des Mauritaniens victimes de l'arbitraire".

Le président de la Coordination de l'opposition démocratique (COD), Ahmed Ould Daddah, a condamné ces licenciements et affirmé que le "pouvoir était au courant", l'accusant même de "complicité" avec les entreprises.

Il a estimé que le gouvernement aurait dû intervenir pour empêcher ces licenciements, en "procédant notamment à l'allègement de ses impôts sur Tasiast pour sauver les emplois et maintenir un climat social serein".

Selon la société Kinross, les suppressions d'emplois sont dûes à "la chute mondiale des cours de l'or qui perd 30% de sa valeur et d'une hausse des coûts de production".

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