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Les militants de Greenpeace reçoivent leurs visas pour quitter la Russie (ONG)

26/12/2013 09:49 EST | Actualisé 25/02/2014 05:12 EST

La Russie a commencé jeudi à délivrer des visas de sortie du territoire aux militants de Greenpeace amnistiés, après avoir mis fin aux poursuites ouvertes après une action dans l'Arctique en septembre, a indiqué l'ONG écologiste.

"Le service fédéral d'immigration a délivré aujourd'hui des visas à 14 membres de l'équipage de l'Arctic Sunrise. Ils peuvent maintenant rentrer chez eux", a indiqué Greenpeace sur son site.

Parmi eux se trouve le Français Francesco Pisanu.

"Les autres doivent recevoir leurs visas demain" vendredi, ajoute l'organisation.

Sur les 30 membres de l'équipage du navire de Greenpeace, 26 ne sont pas Russes et ils ne pouvaient pas sortir du territoire car ils avaient été interpellés en mer sans visa pour la Russie.

Le Britannique Anthony Perrett a été le premier à recevoir son visa dans la matinée.

M. Perrett, souriant, a montré son passeport avec le visa de sortie de Russie aux journalistes rassemblés devant le siège de l'antenne locale des services d'immigration russes à Saint-Pétersbourg (nord-ouest), dont les forces de l'ordre sont en charge du dossier.

La justice russe a par ailleurs mis fin jeudi aux poursuites visant le dernier membre d'équipage de l'Arctic Sunrise.

L'Italien Cristian d'Alessandro, le dernier des 30 membres de l'équipage de Greenpeace, "a été notifié de la fin des poursuites à son encontre", a indiqué l'ONG jeudi sur sa page sur Twitter.

Les 29 autres membres de l'équipage avaient déjà été notifiés ces derniers jours de l'abandon des charges pesant contre eux, dans le cadre d'une amnistie votée la semaine dernière par le Parlement russe à l'occasion des 20 ans de la Constitution.

Les 30 membres de l'équipage de l'Arctic Sunrise, dont 26 sont des étrangers, qui ont été arrêtés fin septembre après une action contre une plateforme pétrolière dans l'Arctique visant à dénoncer les risques de l'exploitation d'hydrocarbures dans cette zone aux écosystèmes particulièrement fragiles.

Détenus dans un premier temps à Mourmansk, au-delà du cercle polaire, les 30 membres de l'équipage de Greenpeace ont ensuite été transférés à Saint-Pétersbourg, avant d'être remis en liberté sous caution en novembre.

Inculpés dans un premier temps de piraterie, un crime passible de 15 ans de prison maximum, ils ont ensuite été inculpés de hooliganisme, délit qui leur faisait encourir jusqu'à sept ans de détention.

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