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Les Frères musulmans dans la mire du pouvoir égyptien

26/12/2013 09:20 EST | Actualisé 25/02/2014 05:12 EST

Au lendemain de leur classification comme « groupe terroriste », les partisans des Frères musulmans deviennent la cible des autorités issues du renversement du président Mohamed Morsi, lui-même membre de la confrérie.

Au total, 38 personnes ont été arrêtées en Égypte jeudi. Selon l'agence officielle Mena, les personnes arrêtées sont soupçonnées de faire « la promotion de l'idéologie de la confrérie islamiste par la distribution de tracts et d'incitation à la violence contre l'armée et la police ».

De son côté, le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Hany Abdel Latif, a donné une idée de ce qui attend les Frères musulmans et leurs partisans. Il a indiqué que toute personne manifesterait à l'appel de la confrérie serait passible de cinq ans d'emprisonnement.

« Ceux qui dirigent cette organisation pourraient être condamnés à mort », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, le journal des Frères musulmans Liberté et justice a été suspendu.

Mais les avertissements du pouvoir égyptien ne semblent pas décourager les Frères musulmans et leurs alliés.

Ces derniers ont promis de poursuivre leurs manifestations contre l'armée. « Les putschistes sont eux-mêmes une organisation terroriste. Les Frères musulmans sont des patriotes épris de paix », ont-ils écrit dans un communiqué.

L'Alliance nationale de soutien à la légitimité, une coalition pro-Morsi, a appelé à une « semaine de la colère ».

Pendant ce temps, la spirale de violence ne ralentit pas. Après l'attentat-suicide contre un bâtiment de la police mardi, cinq personnes ont été blessées dans une explosion à Nasr City, au Caire. Un deuxième engin a été désamorcé au même endroit.

L'agence mena a rapporté qu'un autre engin a été désamorcé dans la province de Kafr el Cheikh.

Washington exprime sa préoccupation

Le porte-parole du département d'État a indiqué que le secrétaire d'État John Kerry a téléphoné à son homologue égyptien pour dénoncer la désignation des Frères musulmans comme « groupe terroriste ».

John Kerry a par ailleurs « insisté sur la nécessité d'un processus politique qui inclut le plus grand nombre sur tout l'échiquier politique et qui respecte les droits fondamentaux de tous les Égyptiens afin d'aboutir à un changement démocratique ».

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