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Le pétrole soutenu à New York par un bon chiffre sur l'emploi américain

26/12/2013 02:56 EST | Actualisé 25/02/2014 05:12 EST

Le cours du pétrole coté à New York a terminé en hausse jeudi, profitant d'un nouveau bon chiffre sur l'économie américaine dans un marché calme et attendant la diffusion vendredi de chiffres sur les réserves d'or noir aux Etats-Unis.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en février s'est adjugé 33 cents pour s'établir à 99,55 dollars.

Les autorités américaines ont annoncé que les inscriptions hebdomadaires au chômage avaient enregistré un recul plus fort que prévu, le plus important depuis la semaine du 17 novembre 2012.

Cet indicateur positif conforte les récents chiffres publiés sur la première puissance économique mondiale. Un regain de vigueur de l'activité est toujours de bon augure pour la consommation énergétique.

"L'amélioration de l'économie américaine combinée à des signes d'une croissance mondiale solide ont fait monter les prix du brut et on s'achemine vers la nouvelle année en se demandant si ça va continuer", remarquait Gene McGillian de Tradition Energy.

Les investisseurs attendaient par ailleurs la diffusion vendredi du rapport hebdomadaire du département américain de l'Energie (DoE) sur les réserves de produits pétroliers aux Etats-Unis.

Selon la moyenne des prévisions d'analystes interrogés par l'agence Dow Jones Newswire, les réserves de brut devraient reculer pour la quatrième semaine consécutive, de 2,2 millions de barils.

Le marché surveillait aussi la situation au Soudan du Sud, qui exporte habituellement quelque 220.000 barils de brut par jour principalement vers le Japon, la Malaisie et la Chine, selon Robert Yawger de Mizuho Securities USA.

Depuis la mi-décembre, les forces du président sud-soudanais Salva Kiir combattent celles de son ex-vice-président Riek Machar, limogé en juillet et entré en rébellion. Le bilan des affrontements atteindrait "plus d'un millier" de morts selon la représentante spéciale de l'ONU dans le pays, Hilde Johnson.

Les deux parties veulent notamment contrôler les Etats pétroliers du nord du pays, un enjeu stratégique, car les recettes du pétrole représentent 95% de la fragile économie nationale.

jum/soe/rap

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