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Le gouvernement thaïlandais refuse de repousser les élections

26/12/2013 01:42 EST | Actualisé 25/02/2014 05:12 EST
ASSOCIATED PRESS
Anti-government protesters throw a tear gas canister back at riot police near a gymnasium in Bangkok, Thailand, Thursday, Dec. 26, 2013. Officers fired tear gas and rubber bullets toward protesters trying to force their way into a sports stadium where candidates were gathering to draw lots for their position on polling papers. (AP photo/Sakchai Lalit)

Le vice-premier ministre thaïlandais, Phongthep Thepkanjana, a opposé une fin de non-recevoir à la suggestion de la Commission électorale de reporter les élections législatives, en raison des manifestations qui ont déjà fait un mort jeudi et des dizaines de blessés.

Des manifestations d'opposants décidés à empêcher l'organisation de ces élections se sont accrochées avec les forces de l'ordre alors qu'ils tentaient d'entrer dans le stade de Bangkok où avaient lieu les inscriptions des candidats aux élections.

Plusieurs responsables de la commission ont dû être évacués par hélicoptère.

« Nous ne pouvons pas organiser des élections libres et justes dans ces circonstances », a déclaré Prawit Rattanapien, membre de la commission électorale thaïlandaise, recommandant un report du scrutin.

Mais le gouvernement ne l'entend pas de cette oreille. Les élections auront comme prévu, début février.

C'est le report de ces élections qui entraînera des violences, selon l'exécutif thaïlandais.

Le gouvernement, qui doit organiser des élections avant le 9 février dans les 60 jours après la dissolution du Parlement comme le stipule la Constitution, se retrouve dans une véritable impasse.

La première ministre, Yingluck Shinawatra, en visite dans le nord du pays, fait face à un mouvement de contestation qui rassemble quotidiennement plus de 150 000 manifestants par jour.

Le mouvement dure depuis des semaines avec pour principale revendication : la démission  de Yingluck Shinawatra.

Les manifestants lui reprochent d'être la marionnette de son frère, Thaksin Shinawatra, lui-même ex-premier ministre, en exil après un coup d'État contre lui en 2006.

 L'armée, qui joue un rôle clé dans cette monarchie constitutionnelle se maintient pour le moment en retrait malgré la crise politique.

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