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GB: le médecin britannique mort en Syrie inhumé

26/12/2013 10:27 EST | Actualisé 25/02/2014 05:12 EST

Le médecin britannique mort dans une prison syrienne dans des circonstances controversées a été inhumé jeudi à Ilford, dans l'est de Londres, à la veille de l'ouverture d'une procédure judiciaire cherchant à élucider les causes du décès.

"Mon frère était l'étoile qui brillait sur notre famille", a déclaré Shahnawaz Khan lors de la cérémonie funéraire du docteur Abbas Khan à la mosquée de Regent's Park à Londres.

Fatima, la mère du médecin qui laisse derrière lui une épouse et deux enfants de six et sept ans, a imploré qu'on lui rende son fils, regrettant que personne ne l'avait assistée dans sa tentative de le sauver.

La famille du chirurgien orthopédiste de 32 ans et les autorités britanniques accusent Damas d'être responsable de sa mort.

Le régime syrien affirme, lui, que le médecin, détenu depuis plus d'un an pour "activités non autorisées" et sur le point d'être libéré, s'est pendu.

Rapatrié dimanche au Royaume-Uni, le corps du médecin a été autopsié lundi par un médecin légiste indépendant. Les résultats de l'autopsie ne sont pas encore connus.

L'avocat de la famille, Nabeel Sheikh, a qualifié jeudi d'"inconcevable" la piste du suicide. Il a souligné qu'une procédure judiciaire allait être ouverte vendredi par le "coroner", chargé de déterminer les causes de la mort.

Interrogé pour savoir si les autorités britanniques avaient suffisamment contribué à la libération du médecin, l'avocat a ajouté: "la famille estime que non. Il n'y a jamais vraiment eu de contact. Ils ont essayé à de nombreuses reprises d'obtenir un rendez-vous avec William Hague (ministre britannique des Affaires étrangères) mais en vain. La seule chose qu'ils aient vraiment obtenu, c'est la lettre envoyée par le Premier ministre après les événements tragiques."

David Cameron a écrit une lettre à la mère de la victime dans laquelle il assure que le régime syrien devra "fournir des explications" sur ce qui s'est passé.

La famille d'Abbas Khan a jugé que ce courrier arrivait "trop tard" et que c'était "trop peu". Le frère du médecin a même accusé le gouvernement de l'avoir "laissé tomber parce qu'il n'était pas assez britannique".

jk/ai

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