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Diplomatie et Casques bleus au secours du Soudan du Sud

26/12/2013 06:13 EST | Actualisé 25/02/2014 05:12 EST

Alors que les Nations unies s'apprêtent à déployer des renforts au Soudan du Sud, les efforts diplomatiques s'intensifient pour mettre fin aux combats entre les rebelles et l'armée.

L'ONU doit déployer d'ici 48 heures 6000 Casques bleus supplémentaires et des moyens aériens afin de protéger les civils.

Ce déploiement portera à 12 500 le nombre de soldats de la mission onusienne dans ce pays.

Les combats entre la rébellion de l'ex-vice-président Riek Machar et l'armée régulière du président Salva Kiir se sont poursuivis jeudi à Malakal, capitale de l'État pétrolier du Haut-Nil, dans le nord du pays.

Selon le ministre du Pétrole, Stephen Dhieu Dau, les miliciens fidèles à Machar se sont emparés de plusieurs puits dans l'État d'Unité, où la production avait été interrompue cette semaine en raison des combats.

« Certains puits de pétrole sont aux mains des soldats fidèles à l'ancien vice-président Riek Machar et nous craignons qu'ils ne provoquent des dégâts sur les installations et l'environnement », a déclaré le ministre.

Les combats entre les partisans de l'ex-vice-président, limogé en juillet, et les forces du président, qui ont commencé voilà deux semaines, risquent de se transformer en guerre civile.

Parallèlement aux combats, plusieurs rencontres diplomatiques ont lieu pour tenter une médiation entre les belligérants.

Les présidents kényan et éthiopien, Uhuru Kenyatta et Hailemariam Desalegn, ont rencontré le président du Soudan du Sud jeudi et ont qualifié l'entretien de « constructif et très franc ».

De son côté, la Chine, qui possède déjà des intérêts et a de grands projets dans le secteur pétrolier, a aussi annoncé l'envoi prochain d'un émissaire pour aider aux négociations.

Salva Kiir et Riek Machar ont formellement accepté d'entamer des pourparlers, mais sans fixer de date.

Washington a réaffirmé jeudi aux deux rivaux que son soutien cesserait en cas de coup de force militaire.

Le bilan des combats atteindrait déjà plusieurs milliers de morts, selon l'ONU, qui a annoncé la découverte de charniers.

« Au moins 90 000 personnes ont été déplacées depuis dix jours, dont 58 000 se sont réfugiées sur les bases de l'ONU » à travers le pays, a expliqué mercredi le coordinateur humanitaire de l'ONU au Soudan du Sud, Toby Lanzer.

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