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Centrafrique: opération française de dissuasion dans deux quartiers de Bangui

26/12/2013 07:11 EST | Actualisé 25/02/2014 05:12 EST

Les militaires français de l'opération Sangaris en Centrafrique menaient jeudi dans deux quartiers de Bangui une opération ponctuelle de dissuasion contre les groupes armés, a indiqué l'un des chefs du dispositif français.

Les soldats français se sont déployés pour sécuriser dans les quartiers de Gobongo, proche de l'aéroport dans le nord de Bangui, et à Pabongo, un quartier sud de la ville, a indiqué au cours d'une conférence de presse le lieutenant-colonel Sébastien Pelissier.

"Le but est de dissuader", a expliqué le lieutenant-colonel Pelissier. "Ce déploiement appuyé" est une opération "ponctuelle" qui mobilise environ 600 hommes, a-t-il précisé, avec une "concentration des efforts sur les quartiers qui ont subi le plus de violences ces derniers jours".

Mercredi, toute la journée puis en soirée, des tirs d'origine indéterminée ponctués de détonations, avaient semé la panique dans les quartiers nord de la capitale puis près de l'aéroport, sécurisé par les Français et où stationnent les hommes de Sangaris et les différents contingents de la force africaine (Misca).

L'origine de ces violences restaient largement inexpliquées jeudi, des habitants parlant d'une attaque de miliciens "anti-balaka" (milices chrétiennes d'auto-défense) sur des éléments du contingent tchadien. Cinq soldats tchadiens ont été tués lors de ces affrontements, selon la Misca.

"Je ne peux donner aucune précision sur l'origine des tirs" qui ont eu lieu dans la ville, a simplement déclaré à ce propos le colonel Pelissier.

Jeudi matin, un calme précaire était revenu à Bangui et les artères menant à l'aéroport étaient largement investies par l'armée française, dont les nombreux véhicules blindés et de transport de troupes bordent les avenues. Des soldats français menaient des opérations de fouille dans la zone.

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