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Bangladesh: l'armée déployée en force en vue des élections

26/12/2013 12:38 EST | Actualisé 24/02/2014 05:12 EST

Des dizaines de milliers de soldats ont été déployés jeudi au Bangladesh en vue de tenter de contenir les violences meurtrières à l'approche des élections législatives du 5 janvier, qui seront boycottées par l'opposition.

La Première ministre Sheikh Hasina refuse de repousser le scrutin en dépit de l'absence du principal parti d'opposition, le Bangladesh Nationalist Party (BNP) et ses 17 alliés qui exigent depuis plusieurs mois l'installation d'un gouvernement technique pour superviser le scrutin.

Le BNP et ses alliés ont prévu d'organiser une manifestation de masse le 29 décembre à Dacca pour dénoncer la tenue de ces élections.

Le porte-parole de la commission électorale, S.M. Asaduzzaman, a annoncé que des soldats vont être déployés dans au moins 59 des 64 districts du pays.

"Ils pourront riposer en cas de violences et patrouilleront dans les zones importantes, dans les rues et les grands axes routiers", a-t-il précisé à l'AFP.

Les premières troupes ont été déployées en début de semaine mais l'essentiel va prendre position ce jeudi et jusqu'au 9 janvier, a indiqué le porte-parole de l'armée, Muhammad Reza-ul Karim.

"Les soldats ont été déployés à la demande de la commission électorale (..) pour assurer des élections libres, justes et pacifiques", a-t-il dit dans un communiqué.

Selon la presse, quelque 50.000 soldats devraient être postés dans le pays.

Le BNP et sa dirigeante, Khaleda Zia, ont condamné ce déploiement de forces, estimant qu'il allait dresser l'armée contre le peuple.

Le Bangladesh connaît son année la plus meurtrière depuis son indépendance en 1971, avec au moins 268 morts à la suite de condamnations à mort controversées par un tribunal jugeant les crimes de guerre commis en 1971 et de manifestations violentes sur la tenue du scrutin du mois prochain.

La plupart de ces violences ont été imputées aux partisans du Jamaat-e-Islami, le principal parti islamiste interdit de participer aux élections.

Les Etats-Unis, l'Union européenne et le Commonwealth ont renoncé à envoyer des observateurs pour les élections, affaiblissant un peu plus la crédibilité du scrutin.

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