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Le premier ministre japonais visite le sanctuaire controversé de Yasukuni

25/12/2013 10:40 EST | Actualisé 24/02/2014 05:12 EST

TOKYO - Le premier ministre japonais Shinzo Abe a visité le sanctuaire de guerre de Yasukuni jeudi, un geste ayant été rapidement condamné par la Chine, le pays mettant en garde contre une détérioration de relations déjà tendues.

M. Abe s'est rendu au sanctuaire qui rend hommage à quelque 2,5 millions de soldats morts à la guerre, et qui inclut depuis les années 1970 des criminels de guerre condamnés.

Cette visite coïncide avec le premier anniversaire d'entrée en fonctions du premier ministre.

Il s'agit de la première visite d'un premier ministre à Yasukuni depuis celle de l'ancien dirigeant Junichiro Koizumi, en 2006, pour souligner la fin de la Deuxième Guerre mondiale.

Un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Qin Gang, a affirmé que la Chine «protestait fortement et condamnait avec sérieux les gestes du dirigeant japonais». Il a qualifié cette visite d'«effort pour glorifier le passé militariste japonais d'invasion étrangère et de règne colonial».

M. Abe a dit voir un «malentendu» dans les critiques selon lesquelles une visite au sanctuaire est une célébration de criminels de guerre. Il a assuré ne pas vouloir braquer la Chine et la Corée du sud.

Les visites des politiciens japonais au sanctuaire ont toujours été un point de discorde avec la Chine et la Corée du Sud, en raison des agressions brutales du Japon durant la Deuxième Guerre mondiale.

M. Abe, qui a déjà visité le sanctuaire avant son élection, a exprimé son regret de ne pas y être allé durant son premier mandat d'un an, en 2006-2007.

Ajoutant au malaise de ses voisins asiatiques, M. Abe appuie une révision de la Constitution japonaise pacifiste et l'expansion de l'activité militaire au coeur de tensions grandissantes sur la propriété réclamée tant par le Japon que la Chine d'îles inhabitées dans la mer de Chine orientale.

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