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Bangui: des blindés français se déploient devant l'aéroport, tirs et panique dans des quartiers voisins

25/12/2013 10:37 EST | Actualisé 24/02/2014 05:12 EST

Une dizaine de véhicules blindés français se sont déployés mercredi après-midi devant l'entrée de l'aéroport de Bangui, et des tirs dans les quartiers voisins provoquaient la fuite de centaines de personnes, a constaté un journaliste de l'AFP.

Alors que les tirs d'origine indéterminée se sont intensifiés à proximité, les blindés français se sont déployés vers 16H15 locales (15H15 GMT) devant l'entrée de l'aéroport, où sont basés les forces françaises de l'opération Sangaris et africaine de la Misca.

Ces tirs d'armes automatiques, notamment de mitrailleuse lourde, ne visent apparemment pas l'aéroport, mais se déroulent à peine à un km, dans les quartiers voisins.

Dans ce secteur, des centaines d'habitants paniqués fuyaient en courant vers le sud, en direction du centre-ville, a-t-on constaté.

Après de multiples incidents au cours de la matinée dans plusieurs quartiers nord de Bangui, ces tirs se sont concentrés et intensifiés au fur et à mesure de la journée, progressant du nord vers le sud, et s'approchant à proximité directe de l'aéroport, où sont réfugiés au bord des pistes plusieurs milliers de déplacés.

Les rues et grandes avenues de Bangui se sont littéralement vidées, y compris dans le centre-ville. Des tirs et des détonations pouvaient être entendus par intermittence dans de nombreux quartiers, y compris à proximité du centre-ville, provoquant la peur parmi les habitants cloitrés chez eux.

Près d'un millier de personnes ont été tuées en Centrafrique depuis trois semaines, à Bangui et en province, dans des attaques des milices d'auto-défense chrétienne "anti-balaka" et les représailles des combattants de l'ex-rébellion Séléka, qui a pris le pouvoir en mars 2013.

Cette vague de violences avait été déclenchée le 5 décembre par une offensive sur la capitale de miliciens anti-balaka, infiltrés depuis la brousse en périphérie. L'offensive avait été suivie de représailles sanglantes de l'ex-rébellion contre les populations, très majoritairement chrétiennes, de la ville. Ces violences avaient précipité l'intervention militaire française, au côté de la force africaine Misca.

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