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Soudan du Sud : la tension monte dans un camp de réfugiés de l'ONU à Bor

24/12/2013 12:38 EST | Actualisé 23/02/2014 05:12 EST

La tension monte au camp des Nations unies situé à Bor, une ville sud-soudanaise contrôlée par les rebelles, parce que des combattants armés ont pénétré dans la zone surpeuplée où se trouvent environ 17 000 civils en quête de protection, a annoncé, mardi, le porte-parole de l'armée du Soudan du Sud.

Le colonel Philip Aguer a annoncé que les soldats sud-soudanais étaient à l'extérieur de Bor, dans l'État de Jonglei, et entreraient bientôt dans la cité, qui est sous le contrôle de troupes loyales à l'ancien vice-président du pays africain. M. Aguer a ajouté que l'armée marcherait aussi sous peu sur Bentiu, une autre ville détenue par les insurgés dans l'État d'Unité.

Les États-Unis et l'Éthiopie mènent les efforts diplomatiques pour lancer des pourparlers de paix au Soudan du Sud et mettre fin à la crise, qui a commencé il y a 10 jours. Selon des sources, le président Salva Kiir, qui appartient à l'ethnie Dinka, et l'ancien vice-président Riek Machar, qui est membre de l'ethnie Nuer, ont accepté de se rencontrer, mais certains points, comme l'incarcération de compatriotes de M. Machar, font encore obstacle aux discussions.

Charnier découvert

Par ailleurs, l'ONU a annoncé, mardi, que son personnel avait trouvé un charnier dans l'État d'Unité, où sont concentrés les champs pétrolifères du Soudan du Sud.

D'après le bureau onusien des droits de l'homme, des employés de l'organisation internationale ayant visité le site ont compté 14 cadavres dans la fosse et 20 autres dans un autre charnier situé près d'une rivière voisine.

Ravina Shamdasani, une porte-parole du bureau basé à Genève, a déclaré à l'Associated Press, mardi, que les victimes appartenaient à un groupe de 75 Dinkas portés disparus par les Nations unies. Mme Shamdasani a indiqué que les victimes étaient supposément membres de l'Armée de libération des peuples du Soudan.

Elle ajouté que l'ONU avait reçu des renseignements selon lesquels il y aurait au moins deux autres charniers à Jebel-Kujur et Newside, près de Djouba, la capitale.

Ravina Shamdasani avait affirmé plus tôt que les Nations unies avaient découvert 75 corps, avant de réviser ce bilan.

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