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Russie: un premier militant de Greenpeace informé de la fin des poursuites le visant (ONG)

24/12/2013 06:34 EST | Actualisé 23/02/2014 05:12 EST

La justice russe a informé un premier militant de Greenpeace, inculpé de "hooliganisme" après une action dans l'Arctique, de la fin des poursuites le visant, conséquence de la loi d'amnistie votée en Russie la semaine dernière, a indiqué mardi à l'AFP une porte-parole de l'ONG.

"La première personne des 30 membres d'équipage de l'Arctic Sunrise a appris que le comité d'enquête avait mis fin aux poursuites le visant", a indiqué un porte-parole de Greenpeace, Aaron Gray-Block, dans un communiqué, précisant qu'il s'agissait d'un homme.

Un peu plus tôt, une autre porte-parole de l'ONG, basée en Russie, avait annoncé que trois militants avaient déjà été notifiées de la fin des poursuites à leur encontre.

"Ils seront libres de quitter la Russie une fois qu'ils auront le bon tampon dans leur passeport de la part des services de migration", a ajouté M. Gray-Block.

Sur les trente personnes, 26 ne sont pas Russes. Jusqu'à présent, ces personnes n'avaient pas pu quitter le territoire russe.

Ayant été arrêtées en mer par un commando des forces russes, elles n'ont pas dans leur passeport de visa témoignant de leur entrée légale en Russie et ne pouvaient donc pas quitter le pays.

Les trente membres d'équipage du navire de Greenpeace ont signé lundi un document dans lequel ils disaient ne pas s'opposer à l'amnistie qui a été votée la semaine dernière par le Parlement russe à l'occasion des 20 ans de la Constitution.

Les militants avaient été arrêtés en septembre après une action contre une plateforme pétrolière de Gazprom dans l'Arctique, afin de dénoncer les risques de l'exploitation d'hydrocarbures dans cette zone aux écosystèmes particulièrement fragiles.

Détenus dans un premier temps à Mourmansk, au-delà du cercle polaire, les 30 membres de l'équipage de Greenpeace ont ensuite été transférés à Saint-Pétersbourg, avant d'être remis en liberté sous caution en novembre.

Inculpés dans un premier temps de piraterie, un crime passible de 15 ans de prison maximum, ils ont ensuite été inculpés de hooliganisme, délit qui leur faisait encourir jusqu'à sept ans de détention.

Cette annonce intervient au lendemain de la libération des deux jeunes femmes du groupe contestataire Pussy Riot, elles aussi amnistiées, et quatre jours après la grâce accordée par le président Vladimir Poutine à l'ex-oligarque critique du Kremlin Mikhaïl Khodorkovski.

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