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Russie: les deux Pussy Riot se sont retrouvées à Krasnoïarsk

24/12/2013 12:26 EST | Actualisé 22/02/2014 05:12 EST

Les deux jeunes femmes du groupe contestataire russe Pussy Riot se sont retrouvées mardi à Krasnoïarsk, en Sibérie orientale, au lendemain de leur libération, et ont affirmé leur volonté de se battre pour la défense des droits de l'homme.

Après être sortie lundi matin de son camp à Nijni-Novgorod (Volga), Maria Alekhina, 25 ans, s'est d'abord rendue en train à Moscou puis a aussitôt repris l'avion pour Krasnoïarsk, où l'attendait Nadejda Tolokonnikova, 24 ans, sortie lundi soir de l'hôpital pénitentiaire où elle purgeait sa peine.

"Nadejda Tolokonnikova et Maria Alekhina vont passer deux jours à Krasnoïarsk. Elles vont étudier pendant ce temps le projet de défense des droits de l'homme dont elles avaient parlé la veille après leur libération", a déclaré à l'agence Interfax le mari de Nadejda Tolokonnikova Piotr Verzilov.

Le photographe freelance Denis Siniakov, arrêté fin septembre à bord du navire de Greenpeace après une action dans l'Arctique et libéré fin novembre, s'est aussi rendu dans la ville sibérienne et a rencontré les deux jeunes femmes, selon des photographies publiées sur Twitter.

Denis Siniakov "est notre vieil ami et a pris en photo plusieurs de nos actions", a expliqué M. Verzilov.

Il a par ailleurs indiqué que les deux jeunes femmes se rendraient à Moscou en principe jeudi.

"Les filles donneront une conférence de presse vendredi dans la capitale. Elles diront plus tard où cela aura lieu", a-t-il déclaré, cité par Interfax.

L'avocate des Pussy Riot Irina Khrounova a confirmé à l'AFP qu'une conférence de presse était prévue.

Les deux jeunes, condamnées en août 2012 pour avoir chanté une prière "anti-Poutine" dans la cathédrale Saint-Sauveur de Moscou, ont été remises en liberté lundi après avoir été amnistiées en vertu d'une loi approuvée par le Parlement russe la semaine dernière. Elles devaient initialement sortir de détention en mars 2014.

Dès leur sortie, elles ont eu des mots très durs contre le pouvoir russe et ont annoncé leur intention d'oeuvrer pour la défense des détenus et en faveur de l'amélioration du système pénitentiaire russe, "une petite machine totalitaire" selon Mme Tolokonnikova.

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