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Poutine vante les mérites d'une nouvelle union des pays de l'ex-URSS

24/12/2013 08:37 EST | Actualisé 23/02/2014 05:12 EST

Le président russe Vladimir Poutine a vanté mardi les mérites d'une nouvelle union économique visant à réunir autour de la Russie plusieurs pays de l'ex-URSS, parmi lesquels Moscou souhaiterait notamment voir l'Ukraine.

L'Union économique eurasiatique, qui doit être lancée le 1er janvier 2015 par la Russie, le Bélarus et le Kazakhstan, est un projet cher au président russe, qui avait qualifié en 2005 l'implosion de l'URSS de "plus grande catastrophe géopolitique" du XXème siècle.

"Nous créons l'Union eurasiatique pour renforcer nos économies, assurer leur développement harmonieux et leur rapprochement (...) en vue de la modernisation et de l'amélioration de la compétitivité", a déclaré M. Poutine, lors d'une rencontre avec ses homologues bélarusse et kazakh, Alexandre Loukachenko et Noursoultan Nazarbaïev.

"Toutes ces tâches visent à la fin à augmenter la prospérité de nos peuples et améliorer le niveau de vie de nos citoyens", a-t-il souligné.

Le président russe a estimé que l'arrivée de nouveaux membres dans cette union "serait dans l'intérêt non seulement des membres mais de la région dans son ensemble", mais à condition du respect "de toutes les exigences de notre organisation".

La Russie, le Bélarus et le Kazakhstan ont formé en 2010 une Union douanière -- structure purement douanière entre ex-partenaires de l'URSS -- qui doit être transformée en 2015 en Union économique eurasiatique, bien plus large, en faveur de laquelle a plaidé Vladimir Poutine.

En septembre, l'Arménie, ex-république soviétique du Caucase du Sud, qui espérait jusqu'alors signer un accord de libre-échange avec Bruxelles, a aussi accepté d'intégrer cette Union douanière.

La Russie a aussitôt exonéré ce pays du droit de douane de 30% sur ses achats de pétrole russe et lui a offert des tarifs préférentiels pour ses achats de gaz.

Le Kirghizstan, petite république pauvre d'Asie centrale, a elle aussi fait part de son intention de rejoindre l'Union.

La Russie tente également d'attirer l'Ukraine -- un pays de 46 millions d'habitants, doté d'un réel potentiel industriel -- dans cette Union, en lui proposant d'importants avantages économiques.

Moscou a notamment annoncé la semaine dernière l'octroi de 15 milliards de dollars à l'Ukraine, dont trois ont été versé mardi, et la baisse du prix du gaz russe pour cette ex-république soviétique, après le rejet par Kiev d'un accord d'association avec l'Union européenne, vu d'un très mauvais oeil par la Russie.

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