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Première messe de minuit au Vatican pour le pape François

24/12/2013 12:58 EST | Actualisé 24/12/2013 12:58 EST
AFP

BETHLÉEM - Bethléem célébrait mardi soir Noël, fête de la paix dans la tradition chrétienne, sur fond de nouvelles violences à Gaza et de guerres au Moyen-Orient et en Afrique, tandis qu'à Rome commençaient les festivités pour la première messe de minuit du pape François.

Une crèche napolitaine géante figurant la naissance de Jésus à Bethléem a été inaugurée sur la place Saint-Pierre à Rome et une lumière pour la paix allumée au nom du pape François, marquant le début des célébrations de Noël au Vatican.

A quelques heures de la messe solennelle de Noël dans la basilique Saint-Pierre, le cardinal de Naples Crescenzio Sepe est allé inaugurer cette crèche, intitulée "Franscesco 1223-Francesco 2013" pour marquer le lien entre le saint (François) d'Assise qui avait prêché la pauvreté radicale et le pape argentin qui a annoncé vouloir "une Eglise pauvre pour les pauvres".

Mais à la déception des fidèles présents, le pape n'est pas apparu pendant la cérémonie pour allumer "il lume della pace" ("la bougie de la paix").

L'affluence des grands jours est prévue dnas la soirée sur la place Saint-Pierre, neuf mois et demi après l'élection de Jorge Mario Bergoglio au Saint-Siège, pour cette grande fête du calendrier catholique.

La grande messe solennelle dite de "minuit", qui célèbre la naissance de Jésus dans la crèche de Bethléem selon la tradition, y finira en fait une heure avant minuit, après avoir débuté une heure et demie plus tôt.

A Bethléem, le patriarche latin de Jérusalem, Mgr Fouad Twal, la plus haute autorité catholique romaine en Terre sainte, va appeler à une "solution juste et équitable" au conflit israélo-palestinien et à la réconciliation au Moyen-Orient, dans son homélie de Noël dont l'AFP a obtenu copie du texte.

"O divin Enfant, Dieu de bonté et de miséricorde, jette un regard de bonté sur la Terre sainte et nos peuples qui vivent en Palestine, en Israël et Jordanie et sur tous les peuples du Moyen-Orient. Donne-leur tous la réconciliation pour qu'ils deviennent tous frères - fils d'un seul Père", devait implorer Mgr Twal, en présence du président palestinien Mahmoud Abbas et de la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton, en visite privée.

De Bethléem, le prélat rappellera aussi dans son homélie "tous les drames de l'humanité sur les cinq continents: des guerres civiles en Afrique au typhon aux Philippines, en passant par la situation difficile en Egypte et en Irak et la tragédie syrienne".

Aux Philippines, les rescapés du violent typhon Haiyan ont fêté la Nativité avec ferveur au milieu des ruines, malgré les morts et les destructions.

En Centrafrique, la capitale Bangui toujours en effervescence, passait un triste réveillon de Noël sous couvre-feu et dans la psychose de nouvelles violences. Les messes catholiques et cultes protestants avaient été avancés dans l'après-midi pour raisons de sécurité.

Nouvelles violences à Gaza

A Bethléem, le lieu de la naissance de Jésus selon la tradition chrétienne, la place de la Mangeoire, en face de la basilique de la Nativité, a pris des allure de kermesse.

La foule bon enfant se pressait au pied d'un sapin de Noël géant illuminé et d'une crèche. Une chorale reprenait des chants de Noël.

Des pères Noël et bonhommes de neige gonflables s'efforçaient d'apporter de la bonne humeur dans les cafés et restaurants bordant la place.

Mais le climat hivernal et festif est assombri cette année par les espoirs déçus après la reprise des négociations directes entre Israël et les Palestiniens fin juillet.

Les incidents violents se sont multipliés de part et d'autres ces derniers temps en Israël, en Cisjordanie, et dans la bande de Gaza, et les navettes, pourtant nombreuses, du secrétaire d'Etat américain John Kerry n'ont pour le moment produit aucun résultat concret.

Mardi, une enfant palestinienne a été tuée et au moins six autres Palestiniens blessés dans des raids israéliens sur la bande de Gaza, selon des sources médicales locales, en représailles à un tir de sniper qui a tué un Israélien travaillant sur la frontière.

Mais en dépit des violences et de l'impasse politique, la Terre sainte se prépare à accueillir le pape François en mai prochain, un voyage prévu mais non encore annoncé officiellement.

Dans son message de Noël, la semaine dernière, le patriarche latin de Jérusalem a assuré que le pape argentin "avait dans le coeur la Terre Sainte et le Moyen-Orient".

De son côté, le président palestinien a appelé lundi les pèlerins du monde entier à venir en Terre sainte pour la visite du pape.

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