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L'Ukraine reçoit 3 milliards de dollars du plan de sauvetage de la Russie (Kiev)

24/12/2013 07:05 EST | Actualisé 23/02/2014 05:12 EST

L'Ukraine a reçu mardi trois milliards de dollars représentant la première tranche du plan de sauvetage financier accordé par la Russie la semaine dernière et contesté par l'opposition pro-européenne, a annoncé le gouvernement ukrainien.

"Aujourd'hui, 24 décembre, la Banque nationale d'Ukraine a reçu la première tranche du prêt accordé par la Russie, pour un montant de trois milliards de dollars", ont indiqué les services du Premier ministre Mykola Azarov dans un communiqué.

Au total, en vertu de l'accord signé mardi dernier à Moscou entre les présidents ukrainien et russe, la Russie doit prêter 15 milliards de dollars à Kiev via l'achat de titres de dette publique issue par l'Ukraine, au bord de la faillite et en récession depuis près d'un an et demi.

Elle lui a aussi accordé un rabais de 30% sur le gaz qu'elle lui vend, ce qui représente trois à quatre milliards de dollars par an d'économie au vue des volumes achetés ces dernières années.

Le versement de cette première tranche "est un facteur stabilisant pour nous", a assuré M. Azarov, cité dans le communiqué. Il avait indiqué auparavant que cette somme servirait au paiement des prestations sociales.

L'opposition ukrainienne, mobilisée dans le centre de Kiev depuis la décision du président ukrainien Viktor Ianoukovitch fin novembre de renoncer à un accord avec l'UE au profit d'un rapprochement économique avec Moscou, a dénoncé la "mise en gage" du pays à la Russie.

Lundi, le ministre russe des Finances, Anton Silouanov, avait indiqué que l'investissement des trois premiers milliards en obligations d'Etat avait été lancé vendredi et que Kiev recevrait les fonds mardi.

Il avait aussi assuré que le gouvernement russe comptait conserver ces titres, assortis d'un taux d'intérêt de 5%, jusqu'à leur maturité (deux ans).

Le Fonds monétaire international avait de son côté accordé en 2010 un crédit de plus de 15 milliards de dollars à l'Ukraine, dont elle n'a versé que trois milliards, exigeant en préalable à tout nouveau versement l'adoption de réformes impopulaires rejetées par Kiev.

Le président ukrainien a répété ces dernières semaines qu'il n'était pas prêt à accepter notamment la hausse du prix du gaz exigé par le FMI, qui estime que ces subventions aux ménages et à l'industrie représentent 7% du produit intérieur brut et favorisent les consommateurs les plus aisés.

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