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Le militant de Greenpeace Alexandre Paul pourrait revenir au Canada vendredi

24/12/2013 12:20 EST | Actualisé 23/02/2014 05:12 EST

MONTRÉAL - Le militant québécois de Greenpeace Alexandre Paul s'attend à pouvoir revenir au pays dès vendredi, après avoir été détenu pendant plusieurs mois en Russie.

Le Montréalais a discuté avec sa mère mardi matin. Nicole Paul a confié à La Presse Canadienne qu'il faisait preuve d'un grand enthousiasme.

Son fils lui a confié avoir envoyé, par l'entremise de ses avocats, les documents nécessaires pour pouvoir quitter le territoire russe avant la fin de la semaine. La Russie devra cependant octroyer un visa de sortie pour autoriser son départ.

Au cours des derniers jours, le gouvernement russe a multiplié les gestes d'apaisement dans le dossier des militants de Greenpeace, notamment en offrant l'amnistie à plusieurs d'entre eux.

Plus tôt mardi, Greenpeace a annoncé que le militant britannique Anthony Perrett avait été informé qu'il pouvait faire les démarches nécessaires pour quitter la Russie jeudi.

Les 30 membres de l'équipage d'un navire de Greenpeace, parmi lesquels figurent deux Canadiens, avaient été arrêtés en septembre pour avoir manifesté contre une plateforme pétrolière dans la portion russe de l'Arctique. Ils ont été détenus pendant deux mois avant d'être relâchés en novembre.

Mais le Montréalais Alexandre Paul et l'Ontarien Paul Ruzycki, ainsi que les 24 autres ressortissants étrangers du groupe, n'ont pas encore été autorisés à rentrer chez eux en raison des procédures judiciaires toujours en cours.

Les militants avaient d'abord été accusés de piraterie, une accusation qui a été plus tard remplacée par un chef de «hooliganisme».

La décision du gouvernement russe dans le dossier du militant britannique est le plus récent coup de publicité à survenir en prévision des Jeux olympiques d'hiver de Sotchi, qui auront lieu en février. Plusieurs observateurs estiment qu'il s'agit d'une stratégie pour redorer le blason de la Russie en matière de droits de la personne.

Moscou a également relâché, vendredi dernier, l'ex-magnat du pétrole Mikhaïl Khodorkovski après un séjour de 10 ans en prison, puis a accordé son pardon, lundi, aux deux membres du groupe punk Pussy Riot qui étaient toujours emprisonnées.

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