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Le gouvernement belge renoue le dialogue avec les réfugiés afghans

24/12/2013 09:39 EST | Actualisé 23/02/2014 05:12 EST

Le Premier ministre belge Elio Di Rupo a reçu mardi à Bruxelles des représentants du collectif ayant organisé ce week-end la "Marche des Afghans", ouvrant avec les demandeurs d'asile un dialogue après quatre mois de manifestations.

"C'est un gros soulagement que le dialogue puisse enfin s'établir. Sur le fond, on reste prudents", a déclaré à l'issue d'une rencontre ayant duré plus de deux heures l'un des membres de la délégation, le président de la Ligue belge des droits de l'homme Alexis Deswaef.

Deux représentants des quelque 200 afghans ayant marché pendant trois jours de Bruxelles à Mons (ouest), la ville du Premier ministre, deux de leurs avocats et deux membres d'associations les soutenant, ont pu rencontrer la Secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration, Maggie De Block, en présence du chef du gouvernement.

Mme De Block, qui s'est jusqu'ici montrée intransigeante, n'a pas promis de moratoire sur les expulsions, ni une régularisation collective, mais elle a invité les Afghans déboutés du droit d'asile à introduire individuellement une nouvelle demande, selon l'agence Belga.

Elle leur a suggéré d'y joindre de "nouveaux éléments" sur la situation sécuritaire en Afghanistan. Les réfugiés, qui multiplient les manifestations et les occupations d'église depuis septembre, contestent l'analyse de Mme De Block, qui estime que certaines régions du pays sont "sures" et que les personnes déboutées du droit d'asile pouvaient y être renvoyées sans courir de danger.

Ils pointent notamment le cas d'un jeune homme de 22 ans, qui clamait que sa vie était en danger s'il retournait dans son pays et qui a été effectivement tué quelques jours après son renvoi.

Une nouvelle réunion entre les Afghans et les représentants du gouvernement belge est prévue dans un mois.

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